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Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth)

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MessageSujet: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Mer 4 Sep - 15:03


Stupides imbéciles qui ne savent pas faire les choses par eux-mêmes. Elle n’est qu’une marchandise que l’on fait passer de main en main quand elle ne sert plus comme il le fallait. Elle n’a aucun intérêt et ils le lui montrent bien. Ca ne devrait pas la préoccuper autant, c’est une famille de fou. Le père n’en a rien à foutre de sa gamine, elle ne serait pas là à jouer le vilain petit canard de la famille sinon. Et il peut bien aller se faire foutre, s’il pense qu’elle est prête à faire ce qu’il veut. C’est bien lui le plus dégueulasse dans la famille, même si sa fille n’est pas mieux lotie. Poule dorée qui ne peut pas s’empêcher de gueuler comme un putois tous les soirs quand elle prend son pied avec une de ses innombrables conquêtes. Petite salope qui arrive à la faire jalouser sa vie malgré tout. L’argent, elle s’en fout mais la vie de famille, c’est une autre histoire.  Elle a atterrit dans une famille, pas la sienne. Et c’est ça le plus douloureux. Se savoir encore loin de tout, même au bout de quatre ans. Ce matin n’échappe pas aux autres.  Soanne n’a pas beaucoup dormi, bercée par des gémissements écœurants qui traversaient les murs sans difficulté.  Ça ne doit pas être le cas de Lisbeth car lorsqu’elle descend dans la cuisine, elle est seule. Tant mieux, elle n’aime pas les gens de cette maison.  Elle a le temps de préparer le café et de se servir un bol de céréales, avant de voir papa Woodstock débarquer.  Soanne se concentre sur son petit déjeuner, ne  lui adressant pas la paroles si ce n’est un « Ouais, c’est ça. On s’est éclatées toutes la nuit »  lorsqu’il l’interroge sur sa petite mine. Qu’est-ce que ça peut bien lui faire ce à quoi elle a passé sa nuit ? Elle est certaine qu’il ne s’intéresse à ce détail que dans le but de s’assurer que l’argent a été dépensé utilement et qu’elle copine enfin avec sa fille. Jolie Lisbeth. Jolie et écœurante Lisbeth qui descend lorsqu’elle a fini son bol. Tant mieux, elle ne devra pas tenir la discussion entre les deux au moins. Et pour cause. Elle lui cède sa place pour se diriger vers le lavabo. Et c’est là qu’arrive un geste qui ne lui plait pas. Comme toujours, l’homme la  considère comme un vulgaire chien. Sans un regard, il lui a tendu son bol comme pour lui rappeler de ne pas l’oublier mais elle n’est pas à ses ordres. Elle ne touchera pas à ce bol. Elle se contente de lui lancer un regard noir.
« Tu peux le ramener toi-même ton bol. T’es pas handicapé et je suis pas ta chienne. »
Mauvaise remarque. En quelques secondes, elle sent une pression s’exercer sur son bras nu, à cause du simple t-shirt noir qu’elle porte, et l’homme l’accompagner jusqu’au lavabo en lui rappelant qu’il l’a achetée et que dans la maison elle se doit de faire ce qu’ils veulent.
« Il fallait mieux choisir, si c’était pour avoir quelqu’un à tes pieds… Surtout si c’était pour une salope prête à satisfaire les besoins que ta femme n’arrive plus à combler. »
Regard meurtrier et mots crachés avec dégoût, c’est la seconde mauvaise remarque de la matinée comme le prouve la main qui vient de se lever pour s’abattre sur sa joue. Elle ne scille pas, elle attends de la recevoir. Droite et fière comme toujours, il peut bien la menacer de l’envoyer en centre de correction que ça ne changerait rien à sa vie.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Jeu 5 Sep - 0:41


Tu es tordue et torturée, ce n’est pas un défaut, c’est une force, ça fait de toi ce que tu es.

La brunette ne s'était pas ennuyé cette nuit, ou presque, elle avait passé sa nuit avec un ami, ou presque, là toujours. Elle s'en fichait de déranger les gens qui l'entourer, que ce soit un père absent, une mère dans les dossiers, et fantomatique, ou Lisbeth qui dormait juste à côté. Elle était là depuis trop peu de temps pour qu'elle prenne en compte la notion qu'elle dort juste près d'elle. Bref, cette nuit elle avait pris son pied, et en a fait partager sa voisine de palier. Le réveil est plutôt tranquille, son compagnon d'une nuit a pris la fuite avant même qu'elle est le temps de dire ouf, et elle se réveille seule dans son grand lit. Elle traine un peu, elle lit une ou deux pages d'un livre qu'elle connait par coeur, pour juste le déposer sur la table de nuit. Dans tout les cas, elle finit par se lever, lasse de ne pas retrouver le sommeil. Elle enfile un simple t-shirt, et une culotte, peu pudique, elle n'a rien à cacher. Surtout à Soanne pour les nombreuses fois où elle se ramène nue dans sa chambre parce qu'elle ne trouve pas un t-shirt de pyjama, d'ailleurs, c'est un de ses t-shirt qu'elle porte, elle lui rend dés qu'elle en a un autre, et ça doit être les seules fois où elle accorde un peu d'importance à son cadeau un peu empoisonné. Elle descend, et à peine eut-elle mis un pied dans la cuisine qu'elle voit Soanne se lever, et lui céder la place alors qu'elle aurait pu rester là, la cuisine était assez grande pour tout les trois. Elle lâche un soupire d'incompréhension tout comme de lassitude, elle ne faisait rien pour être amie avec la rockeuse mais elle n'était pas non plus un monstre envers elle. Elle attend qu'ils soient tout deux partis, avec son père, pour être un plus tranquille pour déjeuner sans encombre mais elle ne peut pas ne pas prêter attention à ce qu'il se passait devant ses yeux, elle regarde son père, juste pour un bol, elle se lève doucement, elle connait assez son père pour savoir qu'il ne supportait pas qu'on lui disait non, et puis, si elle prend la défense de l'Humaine, une preuve qu'elles sont faussement amis. Même si la maison n'était pas idéale, l'idée qu'un être tombe sur quelqu'un d'affreux ou de violent la révolte, et c'est ce qu'il pousse la brunette à se prendre la gifle à la place de Soanne, même si cette dernière avait un temps soit peu chercher ce qu'il arrivait, il n'avait pas à la frapper, elle entend son père pousser un juron, et elle le regarde satisfait Elle n'a pas tord, papa, si tu veux une trainer, fallait mieux choisir, et puis, tu peux en avoir des moins chères aussi. Et au lieu de frapper les filles, soit un homme, et débarrasse toi-même ta table. Je me demande comme je peux avoir un père comme toi.    Il allait répliquer, lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à dire ça mais son téléphone sonne, et il lâche un long soupire, et disparait, l'appareil à la main. La brunette regarda le cadeau vivant, sans un sourire, elle ne sait pas à quoi s'attendre, mais elle doit l'avoir blesser dans son orgueil de femme. Elle se contente d'un sourire, et de sortir deux verres dans lequel elle met du jus d'orange, elle en tend à Soanne, et lâche tranquillement : Tu peux boire, tu sais, il a pas de poison dedans.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Jeu 5 Sep - 9:25


Soanne avait déjà oublier à moitié la brunette. Elle aurait sûrement évité la remarque sur les salopes. Ou alors peut-être que non, elle aurait juste eu le tact d’envoyer une pique à celle qui l’a empêché de dormir. Finalement c’était mieux qu’elle l’ait oublié. Sa chevelure brune n’aurait pas volé devant ses yeux surpris. La baffe n’a pas atteint sa cible et mieux encore, Soanne est protégée d’une possible prochaine attaque. Elle l’a cherché mais c’est rassurant de se dire que la princesse lui sert de bouclier. Même si elle risque de s’en ramasser une deuxième, vu la manière dont elle parle à son père. C’est vraiment une famille étrange. Elle n’aurait jamais pu tenir de tel propos à ses parents mais il faut déjà être un peu cinglé pour se dire qu’on va acheter un être humain pour que son gosse ait une amie. Soanne observe pourtant la scène sans un mot et regarde l’homme partir sans représailles pour des propos aussi durs que les siens venant de sa descendance.  Elle ne comprend pas tout, elle ne comprend pas ce qui a pris Lisbeth pour qu’elle réagisse comme ça et elle n’a pas le  réflexe de le lui demander directement. A la place, elle se retrouve avec un verre de jus d’orange dans les mains. Une gorgée, c’est tout ce qu’il faut boire pour que les mots reviennent. Et le sucre ne les a pas rendus plus doux.
«C’est toi qu’il faudrait empoissonner, on pourrait dormir tranquille pour une fois. »
Elle n’offre pas le même regard meurtrier qu’elle a offert plus tôt au père. Il n’est pas gentil ou indifférent mais pas meurtrier non plus. Juste l’habituelle colère et agressivité à travers ceux-ci car ils ne s’expriment pas dans son ton. Elle dépose son verre sur la table derrière elle, en regardant la marque rouge qui prend place sur la joue de Lisbeth.
« Pourquoi tu t’es interposée ? Je pouvais encaisser sans ton aide. »
Froid. Voilà, son ton. Elle ne veut pas montrer qu’elle est vexée de s’être fait aider. Peut-être car ça contredis ce qu’elle pensait de sa propriétaire depuis le début et qu’elle ne veut pas la voir différemment qu’une égoïste solitaire qui couche avec tout ce qui bouge. La voir comme Aaron pour ne pas s’attacher à elle.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Ven 6 Sep - 0:44


Tu es tordue et torturée, ce n’est pas un défaut, c’est une force, ça fait de toi ce que tu es.

Le fait que son père soit un homme occupé lui a sauvé la mise, et pas qu'un peu, elle se retrouve seule avec Soanne, alors qu'elle se voyait privée de tout divertissement, et la tête entre deux feuilles de cours. Mais la sonnerie l'a sauvée d'une quelque conque vengeance envers son père, tout comme une dispute. Elle se retrouve seule à son amie acheté sur un internet. Parfois, elle se dit que son père a eu pitié d'elle, vu la particularité de son look, qui aurait voulu d'elle, mais elle se dit qu'au final, c'est tant mieux, elle ne ressent rien pour cette noirette de cheveux, elle le sait, le peu de parole qu'elle lui a offertes était destinée à un emprunt de t-shirt ou juste un bonjour, mais jamais plus loin, il faut dire que ni l'une ni l'autre faisait en sorte de se retrouver dans le même endroit seule, ou ne se regardait assez longtemps pour voir si les hostilités étaient toujours demise. Dans tout les cas, là, elles étaient toutes les deux dans une même pièce avec un acte qui exigeait une explication, car si Lisbeth pouvait se montrer distante et froide en tout ce qui est, appartient ou lui fait penser à la maison, elle savait que son geste ne pourrait ne pas passer inaperçu, mais elle retarde l'échéance de l'explication, elle n'a pas d'excuse, ou de grande histoires pour apaiser la curiosité de sa compagne, alors, elle offre le jus d'orange qu'elle donne sans se soucier si elle en veut ou pas. Mais ses yeux bleus l'ont assez observé pour savoir que le jus d'orange était l'une des boissons qu'elle buvait le plus. Elle finit par la regarder, elle lâcha une phrase pour détendre l'atmosphère mais au lieu de ça, elle entend une remarque presque cinglante sur son activité nocturne, elle boit légèrement dans son verre, et esquissa un léger sourire. Je suis si bruyante ? Je t'aurais proposé de mettre des bouchons, mais il y en a plus, alors, j'essayerai d'être plus discrète. Elle finit cul sec son jus d'orange et met le verre dans l'évier, pour ne pas la regarder. Il y a avait quelque chose en elle qui la poussait à être une petite idiote peur de voir la personne dans un costume qui ne montre pas qui elle est. Savoir comment est une personne c'est s'attacher, et ça, elle refusait de façon catégorique, s'attacher, c'est perdre une partie de soi. Et non, elle ne veut pas. Elle soupire discrètement, et arrêta l'eau le verre propre, juste assez pour entendre la question qu'elle ne voulait pas répondre. Tu pouvais encaisser, certes, mais mon père n'a pas a faire ça. La violence n'a jamais rien résolu. Il n'a pas à te gifler car tu lui as dit le fond de sa pensée, c'est un gamin. Un gamin qui ne supporte qu'on lui tienne tête. Le temps qu'elle lui parle elle s'était retournée, elle devait avoir la marque sur sa joue, mais elle s'en fichait royalement, voir pire, la douleur physique n'était rien pour elle, elle pouvait accuser chaque coup jusqu'à sa limite. Et puis, t'es pas tombée sur la meilleure famille, tu sais, j'ai pas envie de rajouter ça à la liste des griefs que tu peux avoir contre mon père et moi. Si ça ne tenait qu'à moi, je me serai arrangé pour que tu sois là où tu voudrais être. Elle lui laisse entrevoir un sourire, avant de se retourner, et se servir une verre de vodka, un fond, qu'elle but cul sec. Je sais qu'il est tôt mais tu veux un verre ?
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Ven 6 Sep - 19:15


Elle en a des propositions idiotes , elle. Si elle était bruyante ? C’était un euphémisme, ça ! Ses doigts vienne frôler le haut du verre, jouant doucement avec pour ne pas lui sauter dessus ou quitter la pièce sans demander son reste. Elle n’a pas besoin d’entendre ses conseils ou les petits détails de sa vie sexuelle. Elle se contente de la regarder sans bouger, elle a même arrêté de triturer son verre. Ses yeux bruns fixé sur la brunette d’un petit air provocateur qui change peu de l’habitude lorsqu’elle lui parle. « Tu penses pouvoir diminuer assez le son pour que j’ai plus l’impression que tu baise à côté de moi ? » La désagréable impression que les murs sont trop fins, les parois inexistantes et qu’elles partagent presque le même lit. Si ce n’est pas plutôt le fait qu’elles couchent ensemble, ce qui reviendrait en soi au même. Et non elle n’est pas d’humeur à s’adoucir avec elle. Lisbeth n’avait qu’à lui laisser passer une nuit normale au lieu de la tenir éveillée une bonne partie de celle-ci.  Soanne boit encore une gorgée de son verre , avant de le déposer sur la table. Ecoutant silencieusement les explications de celle qui a eu la folie de la défendre. Elle profite d’ailleurs de ce dos tourné pour poser ses fesses contre le comptoir avant de s’asseoir dessus. Mauvaise habitude prise à force de regarder Noah faire le ménage sans l’aider. Elle ne réagit d’ailleurs pas à ces propos. Aucune réaction, même pas un mot. Son discours l’amuse doucement.  On dirait qu’elle se sent obligé de protégé les plus faibles. Si c’était vraiment le cas, elle ne serait pas à ses ordres et Noah non plus. Non elle ne tombera pas dans son piège, à penser qu’elle est différente des autres. Ses yeux restent fixés sur la jeune femme, tandis qu’elle boit une gorgée de jus d’orange. Elle ne la quittera pas du regard, de peur qu’elle change de comportement.  Surtout que la marque sur sa joue l’intrigue un peu, juste pour savoir ce qui l’aurait attendu et la force qu’il était prêt à mettre dans sa gifle. Assez pour laisser la trace de ces doigts en tout cas. Mais Soanne lâche un petit rire ironique à la suite de ses réflexions. « On a retrouvé mère Teresa ! A moins que ce soit Robin des bois. Prête à tout pour servir les plus pauvres. Mêles toi de tes histoires de cul au lieu de te soucier de ce que je voudrais ! » Ses pieds retouchent le sol en un petit bond alors qu’elle voit Lisbeth se retourner. Elle se rapproche d’elle en terminant son verre cul-sec et lui retire la bouteille des mains rapidement mais doucement. Elle se sert un verre, en se dirigeant vers le congélateur et le redépose en arrivant devant, avant d’attraper un sachet de surgelé et le lancer à Lisbeth. La bouteille toujours en main. « C’est ça contre les bleus, pas l’alcool. » Elle boit à même la bouteille, son verre éloigné par l’espace qui la sépare de la table. Elle se saisit pourtant de celui-ci avant de l’emmener à la brunette et de le lui mettre dans les mains. « Je veilles à t’éviter la gueule de bois, princesse. »  Un léger sourire, à peine perceptible pour ne pas lui laisser croire qu’elle gagne de la confiance. Ce n’est pas le cas. Et elle peut facilement s’en rendre compte au vu de la manière râpeuse dont elle l’a appelée. Ça sonne mal de sa bouche. Elle boit une rasade à la bouteille avant de poursuivre. « A moins que Lisbeth soit comme papa et  qu’elle espère être assez saoul pour se taper la chienne achetée au marché, avant l’après-midi. » Elle l’observe de tout son haut, fière et provocatrice. Elle cherche à connaitre les réactions qu’elle peut avoir et jusqu’où ses paroles peuvent aller avant que ça ne dérape. Rien n’affirme qu’elle est aussi douce que ce qu’elle veut admettre. Et Soanne n’a pas encore eu le temps de le découvrir.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Ven 6 Sep - 23:20


Tu es tordue et torturée, ce n’est pas un défaut, c’est une force, ça fait de toi ce que tu es.

Lisbeth parle comme elle pense, et elle met parfois dans ses paroles un peu d'amertume dans ses paroles, ou quelque chose comme ça. Même si elle apprécie moyennement la remarque sur sa vie nocturne, et dans le pire des cas, ce n'est pas ça qui lui fera monter sur les chapeaux de rues, elle lui sort une phrase passe partout avec un peu d'humour, pour faire passer crème le fait qu'elle n'est pas trop partante pour sa réflexion, elle n'a pas envie de monter dans les aigues, après la claque de son père, et puis, le matin c'était fait pour se réveiller pas pour crier, elle lâche donc sa phrase et attend doucement sa réponse, si il en a une. Elle plante son regard dans le sien, sans rien dire, elle sait qu'elle la cherche, et pour le coup, elle essaye de ne pas réagir, ce qu'elle fait à merveille. . « Tu penses pouvoir diminuer assez le son pour que j’ai plus l’impression que tu baise à côté de moi ? » Elle soupire. Après tout, elle n'a qu'à changer de chambre. T'as qu'à dormir près de mon père alors. Tu pourras dormir tranquille. Mais fais attention de pas trop ouvrir tes jambes, hein. Elle lâche ça sans sourciller, loin de là, elle assume ses paroles, elle râle qu'elle fait trop de bruit mais elle aurait pu être acheté pour faire la pute ou se faire frapper, alors elle n'a pas à se plaindre, elle est bien lottie, elle est nourrie, blanchie, logée sans qu'on lui demande quelque chose après tout. Ce qu'il se passe dans son petit coeur c'est qu'elle se sent un peu blessée qu'elle réagit ainsi, elle essaye d'être quelqu'un d'aimable, après tout, elle n'a pas demandé d'être là, mais elle refuse le peu d'amitié qu'elle lui offre. Elle se sent touchée au profond de son orgueil, ou de son coeur, mais elle est trop fière, trop elle pour se rendre compte de la véritable forme que les choses prennent. Au pire, pour elle, c'est une blessure dans son orgueil. Elle se dit qu'elle a de quoi se venger maintenant, si Soanne va trop loin avec elle, si elle la blesse plus qu'elle ne le pensait. Elle criera encore plus fort. Même si elle, elle se promet de baisser quand même le volume, voire même de passer en mode sourd et muet. Elle passe vite à l'élucidation de la question, un peu logique, vu que c'est pour ça qu'elles se retrouvaient toutes deux dans la même pièce. Elle ne connait pas assez son père pour savoir s'il préfère un café ou une déca, mais elle le connait assez pour savoir comment il est. Ce qu'elle expose dans ses propos. De toute façon, elle n'a jamais eu de père, elle le sait, elle a eu une mère, oui, même si elle n'est pas toujours là. Elle est la seule personne de son entourage familiale qu'elle peut dire éprouver de l'amour. Mot de cinq lettre bien compliqué lorsqu'on essaye de voir toutes les déclinaisons possibles. Dans tout les cas, elle aime sa mère, mais pas Soanne ou son père. Quoi que Soanne à plus d'importance qu'elle ne le pense. Après tout, ça fait quelque mois qu'elle vit avec elle, qu'elles se croisent, qu'elles se regardent, tout ça. C'est pas comme des étrangères mais pas non plus comme des amis proches, proches. Et puis, elle voit bien que même si elles ne se parlent, elle se supporte assez sa présence. Au final, elle n'a pas envie de savoir, d'aller plus loin dans ses réflexions, d'aller voir au delà de ce que toute deux montrent. Après tout, quand elle partira, elle se remise sur le marché, étrangement, cette idée la blesse un peu, de tout les gens qui l'entourent, c'est l'une des rares qui lui dit cash les choses même si ça arrive rarement, et elle reste assez peu dans la pièce pour lui dire elle ce qu'elle pense vraiment. Dans tout les cas, il suffit qu'elle se montre gentille avec elle pour qu'elle doute un peu d'elle, mais pas pour Soanne. « On a retrouvé mère Teresa ! A moins que ce soit Robin des bois. Prête à tout pour servir les plus pauvres. Mêles toi de tes histoires de cul au lieu de te soucier de ce que je voudrais ! » Elle lui fit une remarque bien sentie sur son intervention, ce qui l'exaspère. Qu'importe ce que tu as retrouvé, mais au moins t'es pas dehors. Alors apprécie au moins que dans cette maison il y a au moins une putain de personne pour s'occuper de toi, ou de faire attention à toi, au moins un peu. Madame je suis rebelle. Elle lâche ses mots un peu sec, incapable de ne pas montrer que ça la touche au moins un peu. Surtout ça. Elle l'a blessée dans son orgueil et pas seulement dans son orgueil d'ailleurs. Elle a été blessé à un endroit où elle ne pense pas l'être son coeur, alors, elle s'enfile un verre de Vodka pour ne pas monter, alors qu'elle veut en prendre un deuxième elle se retrouver avec un sachet de surgeler au lieu de la bouteille. Elle lui lance un regard noir, puis met le sachet sur joue, en soupirant pour lui faire comprendre qu'elle en a pas besoin. Même si elle se retrouve avec un second verre à la main. Ah ouais, tu as peur de quoi ? Que je te viole ? T'en fais pas, j'suis pas une sale perverse, hein. Elle détourne le regard, petite pensée pour Andrew, et pour ne pas montrer à Soanne qu'elle a eu un moment de faiblesse. Et la phrase qu'elle sort l'ébranle un peu plus. L'idée qu'elle la voit comme ça la blesse un peu plus, parce qu'elle n'est pas Andrew. Non. Et elle est encore moins comme son père. Putain mais tu penses qu'à ça toi ! Ah ouais, tu as juste été mal baisée et tu vois qui cédera la ou le premier. Alors, calme tes ardeurs. J'suis pas comme tout ceux que tu as pu voir, idiote. Crois ce que tu veux mais je ne te baiserai pas, et encore moins soule. Elle lui jette un regard noir et blessée en même temps, mais elle ne montrera pas plus, quoi qu'elle cherche, elle ne le trouvera pas de suite. Dans le pire des cas, elle devra expliquer, mais elle n'a pas envie de se faire passer pour la pauvre petite princesse abusée. Les trois derniers mots sont sortis seuls, alors qu'elle opte pour une bouteille de whisky, liquide qu'elle met dans son verre, qu'elle boit aussi vite que les deux derniers, tout en regardant Soanne.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Sam 7 Sep - 22:08


« Je suis pas la pute de ton père mais la tienne, maîtresse. » Une légère révérence, faites la tête haute et le regard droit fixée dans celui de la brunette qui pourrait lui donner un air hautain. « Ce serait dommage d’avoir subis tes cris pour rien. » Des paroles jetées froidement avec un petit sourire mauvais qu’elle n’a pu dissimuler, aux idées qu’une des futures conquêtes de Lisbeth finisse par l’assassiner car elle ne satisfera pas ses désirs. Peut-être que si elle meurt, elle retrouvera sa liberté. Mais ça doit être uniquement des pensées idyllique. Elle aura juste un autre maître s’ils décident de ne pas la garder. Et puis entre le père et la fille, qui est vraiment le pire propriétaire ? Sûrement le plus vieux et elle n’est pas sûre de vouloir l’apprendre. La situation l’arrange trop. Elle leur appartient sans leur appartenir et elle conserve toujours une partie de sa liberté. Et puis en appartenant à la gamine, elle a trouvé une barrière de défense contre le vieux. En tout cas pour cette fois. Alors lui appartenir à elle doit comporter plus d’avantage. Même si les explications de son geste lui semblent bien superflues et stupides. Chose qu’elle lui fait rapidement remarquer. Tourner autour du pot ne servirait à rien et puis elle devait bien se douter qu’elle ne resterait pas sans réagir. Elles ne se parlaient pas souvent mais ses réactions était assez marquée pour que des réflexions du genre de "je prendrai soin de toi quoi qu’il arrive" passe sans commentaire. Mais si ces mots ne font pas plaisir à Soanne, les siens n’ont pas plus plu à la jeune femme qui a presque l’air vexé. Elle ne s’en fait pas, elle s’en fout un peu. Et c’est presque le contraire, ça la satisfait d’avoir une réaction négative. Ca la tiendra à distance. Tout ça n’est mis en place que dans ce but : tenir tout le monde à distance et s’assurer qu’on ne viendra pas lui parler. Comme ça , il n’y a aucun risque pour qu’elle s’attache ou se blesse. Elles doivent être deux dans cette situation mais ça elle ne le voit pas. Lisbeth n’est qu’une gosse de riches avec des problèmes ridicules qui pense qu’aider les plus pauvres en fera une personne bien. Elle n’est rien d’autre que ça, un masque qu’on voit au premier abord et qui ne cache absolument rien. « J’ai pas besoin que tu fasse attention à moi! Et je préfère me retrouver à la rue qu’être dans une putain de baraque sans vie. On se croirait au cimetière avant l’heure ! »  Ses traits se sont durcis, tout comme sa voix. Elle  s’énerve déjà doucement. Elle ne supporte pas de vivre dans des maisons aussi grandes à deux ou quatre. Elle a tellement été habitué à ne pas pouvoir se retrouver seule dans une pièce qu’ici c’est vide. Parfois elle arrive même à se dire qu’elle est seule à la maison, alors que ce n’est pas le cas et qu’elle le sait uniquement grâce aux clés encore sur la porte. Elle déteste ces maisons, tout comme elle déteste les gens qui y habitent. Et si elle ne compte pas la violer, sa négation pour la perversion lui tire un sourire amusé. «  Tu penses vraiment que quelqu’un qui n’est pas pervers possède une autre personne ? Tu l’es à ta manière mais t’es pas mieux qu’un mec qui se branle en regardant passer toutes les gonzesses. » Les mots sont crachés comme bien souvent. Lisbeth est écœurante et elle le restera. D’ailleurs Soanne profite toujours de sa proximité pour la regarder de haut. Elle ne fait même pas attention à elle, ne remarquant pas sa tête qui se tourne. Elle est trop occuper à jouer avec son piercing à la lèvre pour le remarquer, pendant son sermon. Elle mordille doucement sa lèvre, ses dents se refermant à côté de l’anneau. Elle ne regrette pas ses propos, c’est plutôt de l’agacement. Agacement de la voir osé la sermonner ainsi, alors que ce qu’elle fait c’est un peu de la prostitution. Sa main a rapidement frôler son ventre lorsqu’elle a parlé de baise. Elle a pensé à Aaron, alors qu’elle ne devrait pas. Mais c’est le seul signe, la colère battant dans ses yeux comme jamais. «  T’es toujours aussi chiante à te croire au-dessus de la moyenne ? Quand on a une pute à domicile, on s’en prive rarement. »   Des paroles toujours aussi méchante et pourtant prononcées avec indifférence presque parfaite. Elle ne veut pas lui dire que c’est ce qui s’est passé avec Aaron, elle n’a qu’à le deviner. Ses lèvres viennent se poser sur le goulot pour prendre une longue rasade. C’est pas si mal de boire dès le matin finalement. Et si elle boit sans se soucier de l’état de la jeune femme, elle ne peut s’empêcher de s’arrêter en l’entendant. La surface de son pieds vient se poser sur la porte de l’armoire inférieur pour reprendre sa place assise sur celle-ci. « Qu’est-ce qui a ? La gosse de riche a des problèmes plus grave que l’habituel "Oh mon dieu, j’ai personne avec qui couché ce soir" ? » Ses jambes viennent se croiser sur la table pour s’asseoir en tailleur. Ses coudes posée sur ses genoux, et le menton posé sur ses mains. Après avoir mis la précieuse bouteille juste à coté, bien sûre. « Laisse-moi deviner ! T’as ramener une mauvaise note et tu sais pas comment l’annoncer ?  Ou mieux ! Tu es enceinte et tu sais pas de qui est le gosse ! » Sa voix se fait enthousiaste pour découvrir le mystère de Lisbeth. La compassion ? Connait pas. Pas pour une gosse qui vit dans le luxe et qui ne doit que posséder des problèmes futiles. Après tout quel plus grand drame que le fait de ne pas avoir assez d’argent pour acheter les cinq paires de marques de chaussures différentes car papa a bloqué sa carte ? Aucun !
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Sam 7 Sep - 23:33


Tu es tordue et torturée, ce n’est pas un défaut, c’est une force, ça fait de toi ce que tu es.

.
Elle serre les poings, elle se demande parfois si elle n'est pas folle, ou juste un peu conne, pour aller chercher aussi loin, pour aller voir aussi loin derrière le mur, mais elle ne bronche pas, son irritation monte un peu plus, et ce n'est pas sa révérence ni ses paroles qui la calmera, une chose sûre ce n'est pas ça qui la rendre douce comme un agneau Fallait pas te mettre sur le marché, si tu voulais pas être la pute de quelqu'un. Elle lui fait un sourire l'air de dire, tu veux jouer, on va jouer chéri. Après tout, si elle était ici, ce ne pouvait que venir d'elle, et uniquement d'elle. Après, le trafic d'Humain, c'est partie d'une base volontaire, non pas par contrainte. Pour le coup, elle pouvait bien se taire, si elle pensait qu'elle aurait le dernier mot, elle est mal tombée, très tombée. Pour déjà que tu me fasses crier, faudrait que tu sois moins frigide. Je me demande qui tu peux baiser fringuer comme ça. Et une deuxième pique lancée, même si elle adorait la façon dont elle se sapait, elle ne comptait pas lui dire, loin de là, elle veut la blesser, elle est entrée dans son jeu, c'est tout, il fallait continuer à jouer, non ? Et puis, vu la froideur qui se mettait doucement dans la pièce, il fallait mettre un peu de feu, pour ne pas finir froide comme un pot de glace. Elle se demande pourquoi elle est aussi fermée, on dirait une huitre, même si elle était plus jolie - vraiment plus jolie - qu'un des ses coquillages ou de toutes les filles qu'elle a pu voir, ou embrasser, à cette pensée, elle dissimule un sourire. Soanne a son charme, et sa beauté, elle ne peut pas se mentir sur le coup. Elle a bien trop songé à perdre sa virginité féminine dans ses bras ne pas dire qu'elle ne lui faisait pas d'effet. Mais là, elle la mettait hors d'elle, ou du moins, elle montait doucement hors des terrains de calme et sérénité, après tout, Soanne était un peu sauvage, comme lionne dans la mauvaise Savane, dans le mauvais clan. Dans une meute où elle a perdu presque toute sa liberté, même si les restrictions venaient plus de son père, elle lui laissait assez de liberté pour qu'elle est une vie comme elle, ou presque, elle sait que si elle lui demanderait de vivre seule, elle lui donnerait l'appartement, malgré tout ce qui peut se passer, elle a assez de conscience pour ne pas offrir aux gens une prison, ou un carcan. Elle n'aime déjà pas elle les règles alors, elle ne veut pas en mettre aux autres, où les plus élémentaires, comme le respect ou être aimable. Chose que sa compagne d'enfance n'a pas assimilé. Même pas un merci pour son geste, ou une réponse dans le genre, même si elle a fait ça de son plein gré et qu'elle ne demande pas non plus une reconnaissance éternelle, ce qu'elle veut, au fond, c'est d'avoir de la considération pour elle, voir même assez de grâce pour ne plus deux étrangères. Même si au fond le fait de s'ouvrir sur une autre personne qu'elle ou sa mère s'est prendre le risque d'être blessée ou de perdre un peu plus de respect en l'Homme. Mais Soanne était un "cadeau" qu'elle commençait doucement à porter de l'attention. Elle n'est pas une gosse qui joue pendant trois jours avec pour délaisser par la suite le jouet, non. Elle, elle mettait le temps qu'il fallait pour se rendre compte du cadeau puis, pour ensuite le temps de jouer avec. Elle a toujours fait ça, petit, enfant, ado, elle le fait encore. Soanne en est une preuve. Même si elle apprécie encore moins le fait qu'elle refuse un peu plus son aide, voire son amitié, mais elle n'a pas tort sur une chose : la maison était un cimetière vivant, même si il ne ressemble pas à celui de Stephen King ou ceux banals. Mais elle ne peut démentir pour le coup, sauf qu'elle s'est très bien pourquoi, il n'a pas un peu de joie dans cette maison, et elle en est responsable. Elle regretterait presque d'avoir dit, pour Andrew. Elle soupire bruyamment, pour se protéger d'elle-même Tu n'as pas le choix, la maison est comme ça, elle restera comme ça. Après tout, t'as qu'à prendre la porte, si tu n'es pas contente. Rien ne t'oblige à rester ici, à part l'argent. Elle se protège derrière des mots, toujours, parce qu'elle n'a pas d'autre moyen de défense que celui-ci. Et c'est le seul approprier dans cette situation. Même si parfois, elle n'a qu'une envie, mettre son poing dans sa gueule d'ange. Elle l'écoute un peu plus, et tout comme la colère les souvenirs remontent. Elle revoit doucement Andrew et son sourire, elle sent presque ses mains sur elle, elle ressent un long frisson qu'elle ne peut réprimer, ni cacher. Pourquoi le fait de parler avec cette petite idiote lui faisait remonter tout ça, pour le coup, elle avait envie de lui dire qu'elle la haissait de lui rappeler ses mauvais souvenirs, mais ce serait expliquer. Elle accuse les mots comme une grande, comme elle a accusé la gifle. Je n'ai pas voulu de toi, Soanne. Je n'ai jamais voulu d'un cadeau vivant. Alors, de nous tous, tu ne peux que t'en prendre à mon père. Ne me remets une faute qui n'est pas la mienne. Elle a sorti sa phrase froidement, pour lui faire comprendre qu'elle n'a pas à la confondre à une perverse comme son père, ou même Andrew. Non, elle n'était pas comme ça. Elle, elle connaissait assez le respect pour ça. Et puis, son père l'avait mise sur le fait accomplie, et elle ne pouvait pas annuler le contrat, par peur ou par inquiétude qu'elle se trouve chez un réel pervers sado-masochiste adepte de sodomie. A ce moment là, elle regrette presque, mais presque, qu'elle se trouve là en face d'elle. Même si les mauvais souvenirs refont surface de sa faute, elle se dit qu'il fallait bien que ça arrive. Sans qu'elle s'en rend compte, Soanne assène le coup de grâce, ses mots ont dépassé la limite, sa limite de la douleur et l'acception. Elle envoie son verre vide se briser dans l'évier, dos à elle, elle laisse une infime partie de larmes se libérer, une fois ses joues sèches, ou presque, ses yeux sont encore légèrement rougit, elle la regard droit dans les yeux, et long sur un ton d'une froideur qui battait celle que Soanne pouvait prendre parfois. Pour le coup, Soanne avait trouvé une adversaire de jeu à sa hauteur. Je ne me crois pas au-dessus de toi, sale petite idiote. Et t'en fais pas, tu serais pas la première à prendre ton pied avec moi dans cette maison. Pour le coup, elle mettait plus d'un fossé entre elle, voir pire, on pouvait y voir un canyon. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle a remarqué son état de faiblesse, qu'elle a réussi à la toucher là où personne ne l'a encore fait ? A quoi bon rester dans cette pièce si c'est pour entendre un plus qu'elle n'était qu'une sale petite gosse de riche. Elle la regarde droit dans les yeux, avec la même froideur employée pour les mots offerts plutôt. Tu sais pas juste une fois fermer ta gueule de félin, putain ? J'suis une putain de nymphomane, ni une pute, ni tout ce que tu peux croire, Soanne, alors ferme ta gueule. C'est le seul moyen que j'ai trouvé essayé de réparer ce qui est cassée ! Et de combler le vide et le froid que je peux ressentir parfois, mais ça, elle le garde pour elle, elle en fait trop de confidence, à croire qu'elle le cherche à la pousser dans ses derniers retranchements, et elle y arrive, avec son comportement d'enfant sauvage, elle le supporte très male, alors, elle s'approche d'elle, et la regarde droit dans les yeux, avec froideur, résignation et un peu plus de douleur, elle lui attrape le poignet qu'elle sert avec une force dont elle ne se sentait pas capable, mais Soanne à chercher, et elle a trouvé, alors, une telle confiance demandé une minimum de courage, et de forces. TAIS-TOI PUTAIN ! T'as gagné sale peste ! Tu veux savoir, hein ? TU VEUX SAVOIR ? Je me suis faite violée à seize ans pour un homme qui a été pendant dix ans ma nounou. Tu veux savoir quoi d'autre ? Hein ? A douze ans, j'ai subi la première caresse masculine sur mon sexe, à quatorze ans, ma première pipe, et puis, tout le reste. Alors ferme la putain, et cesse de vivre dans un monde de bisounours, gamine ! Elle lâche son poignet, et la regard droit dans les yeux, avant de boire cul sec le peu de vodka qui restait. Elle reste un moment à regarder un point fixe, puis desserre la machoire, pour regarder Soanne, de nouveau. Plus douce. Excuse-moi pour ton poignet, si tu as quoi que soit, on ira chez le médecin.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Dim 8 Sep - 17:49


Lisbeth veut jouer aussi mais ce n’est pas au plus grand plaisir de Soanne et si elle n’a pas réagi à la première remarque, elle ne peut retenir ses réflexions plus longtemps. « Ton père, apparemment ! » La phrase est sortie rapidement avec un agacement palpable. A moins que ce ne soit un début de colère. Pas besoin de se mettre sur le marché ? Elle aurait fait comment en restant à la maison ? Même les jobs de toute la famille ne suffisaient pas à remonter le cap et payer toutes les factures et dettes. Alors oui en quelques sortes, elle avait été forcée et c’était un point sensible. Il y avait trop de regrets liés à ce sujet. La plus grosse erreur de sa vie, qui durera encore longtemps. Et puis la conversation qui suit ne lui fait pas remettre en doute ses considérations. Lisbeth est belle mais c’est tout ce qu’elle possède, Lisbeth  n’est qu’une façade insipide qui ne mérite pas qu’on s’intéresse à elle. Elle ne mérite pas qu’on s’attache à elle. Surtout de la part de Soanne. Elle est presque certaine qu’une conversation normale les mènera à se détester et à se blesser mutuellement. C’est bien mieux de garder les choses ainsi. Lui accorder trop d’importance ce serait lui laisser encore plus facilement la blesser que maintenant, alors qu’elle y arrive très bien comme ça. Et puis comment devenir amie avec quelqu’un d’aussi ennuyant qu’elle ?  Elle se pense différentes des autres , mais personne n’est réellement différents. Elle est comme Aaron à ne pas savoir se retenir de se taper tout ce qui bouge et ne faire attention qu’à sa petite personne. Ils sont tous comme ça ici, ils seraient plus soudés sinon. En plus, elle n’aurait pas besoin d’une marionnette comme amie dans ce cas. Et pourtant malgré toutes ses critiques, la maison ne tourne qu’autour de Lisbeth. C’est le pilier centrale. Celle sans qui il aurait été nettement plus facile de prendre les jambes à son cou car il n’y aurait aucun intérêt à rester et que la maison ressemblerait encore plus à la mort.  « Si c’était que l’argent, je serais déjà partie depuis longtemps… » Même à la rue sans un sous, elle trouverait bien un moyen de s’en sortir, c’était important mais ce n’était pas ça qui allait la stopper. Par contre le fait de se faire suivre par quelqu’un qui ne désirerait que la ramener dans le droit chemin pour revenir au côté de Lisbeth ou être revendu ailleurs, était plus embêtant. Si elle devait partir pour la liberté, ce serait la vrai et pas la cavale en tout temps avec personne pour l’héberger aucune connaissance digne de confiance. Mais si la fuite lui trotte doucement dans la tête, Lisbeth lui admet ne pas avoir voulu d’elle. Mais si la conversation perd légérement de son intensité, ce n’est pas ce qui calme Soanne. « Je peux toujours remettre en cause ta capacité à te faire des amis. Je serais pas ici sinon. » Ton froid et regard glaciale. Elle n’est pas directement coupable mais pour recevoir un tel cadeau, il faut que son père l’ait jugé un peu utile quand même. Soanne est prête à le lui faire comprendre. Elle la possède, elle n’est pas différente. C’est aussi simple que ça. Le fait qu’elle appartienne à la brunette accapare cette dernière de tous les torts possible et imaginable. Et il faut croire que les provocations qui en découlent vont trop loin pour elle comme l’indique le bruit du verre qui vient de se briser. Elle ne l’a pas quitté des yeux bien au contraire, même s’il faut admettre qu’ils ont clignés plus rapidement que d’habitude au son peu agréable. Et si elle n’est pas sans cœur, les larmes de la brunette ne lui font absolument rien pour une fois. Un gros chagrin de capricieuse pour qu’elle se range de son côté mais elle rêve un peu trop pour le coup. Elle lui offre même un petit sourire aux allures ironique qui demandait "Vraiment ?" . Elle a déjà oublié qu’elle dort à côté et qu’elle connait la plupart de ses coups d’un soir ? « Je préfère que tu gardes tes MST pour toi. » Et éviter de coucher avec la moitié de la ville par ton intermédiaire aussi, mais ça elle le garde pour elle. Une envie d’épargner un peu la pleurnicharde qui se trouve en face d’elle. Elle ne peut pas l’enfoncer plus sans aucune conscience des choses. Elle ne pourrait pas rester plus longtemps dans la cuisine à ses côtés si elle se met à chialer pour de vrai. Mais c’est plus fort qu’elle, au plus la brunette ouvre la bouche, au plus elle l’amuse avec tout ce qu’elle sort. Soanne ne sait pas rester de marbre, ce n’est pas dans son caractère de se retenir de dire ce qui lui passe par la tête. Pas pour la jeune femme ou un quelconque propriétaire. Elle préfère rester sauvage et inapprivoisable. Un félin d’après Lisbeth. Qui sait, en talon elle aurait peut-être la même grâce en plus d’avoir le mordant. « Tu répares en te faisant défoncer le cul tous les soirs ? C’est sûr qu’il doit y avoir beaucoup à réparer. » Pour le coup, elle ne cherche pas à comprendre plus loin que les mots et elle laisse même échapper un petit rire provocateur. C’est un rire de trop comme les paroles qui suivent. La fouille pour trouver la faille de Lisbeth est un succès violent. Elle a réussis à creuser assez profond, un peu trop peut-être ? Ou du moins, elle a cogné contre quelques choses à exploiter. Si seulement elle lui laissait le temps de chercher car cette conne sert fort. Elle ne dit rien mais son poignet commence à faire mal sous les mains de la frêle Lisbeth, pas si frêle au final. Elle fait même plutôt mal. Mais son but est réussis, toute l’attention de Soanne lui est destinée. À chacun de ses mots. Sa position droite et fière, ses yeux plantés dans les siens. Chaque mot entre doucement pour s’ancrer dans son cerveau. Les propos durs arrivent à la choquer mais elle ne laisse rien paraître. Elle attend que la brune lui lâche le poignet pour venir le masser doucement. Ses yeux toujours dirigé vers Lisbeth, elle profite de ses quelques moments d’absence pour reprendre la bouteille de vodka et en boire une gorgée rapide. A choisir avec la glace qu’elle a passé la tantôt pour les bleus, elle préfère l’alcool. Mais voilà que l’autre tarée reprend la parole, comme si de rien n’était. «  Je suis pas en porcelaine et t’es pas Hulk ! » Le ton froid et distant est de rigueur, l’agacement est palpable à travers celui-ci. Son geste n’a pas été apprécier. Mais les mots précédents l’ont touchés. Et elle comprend qu’elle a été peut-être trop loin. Ou qu’en tout cas, elle a réussis à faire remonter d’horribles souvenirs à la surface. Ses fesses se décollent de son perchoir, et ses bras viennent agripper la brune pour la coller contre elle. Elle sert juste assez fort pour que Lisbeth puisse partir si elle le désire. Ses bras sont juste là pour lui procurer un peu d’apaisement si c’est nécessaire. Elle lui murmure à l’oreille : « Mes sœurs ont presque ton âge. » La justification de son acte. Et si ça leur était arrivé, j’aurais fait quoi ? Sûrement rien de mieux qu’en ce moment : chercher à les réconforter et leur offrir une présence si l’envie de parler est là. Elle lui caresse un peu le dos, n’osant pas se laisser aller à lui caresser les cheveux comme elle le ferait avec ses cadettes. Elle laisse passer un peu le temps. Elle le laisse un peu défiler, en la tenant contre elle. Avant de lui murmurer quelques choses de beaucoup moins doux et moins tendre. « Traite moi encore une fois de bisounours et je te casse la gueule Lisbeth. » Conne, imbécile, peste , capricieuse,… et tout ce qu’elle voulait comme insultes et autres conneries mais pas bisounours. Pas à elle. Elle ne serait pas là sinon. Elle connait trop bien la dureté du monde pour supporter le nom de ce dessin animé débile.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Lun 9 Sep - 10:43


Tu es tordue et torturée, ce n’est pas un défaut, c’est une force, ça fait de toi ce que tu es.

Lisbeth est entrée dans le jeu de Soanne, et elle ne sait pas dans quoi elle se lance, dans le pire des cas, ça pourrait les éloignées un peu plus l'une de l'autre, et au fond, c'est ce que l'une comme l'autre voudraient, elles ont toutes deux leurs raisons, plus ou moins bonnes. Dans tout les cas, quand l'une cherche l'autre, ça fonctionne toujours, il y a toujours une réaction. Je ne suis pas mon père. Mets-toi ça en tête, d'accord ? alors, si mon père est assez sadique pour acheter une personne, c'est son problème. Mais cesse de te comporter comme une gothique désabusée de la vie. Elle commence un peu à saturée d'être mise dans le même paquet de son père, elle a le même sang, mais pas le même cerveau, il fallait arrêté là. Elle n'est pas comme lui, c'est tout. Si c'est un sujet ou une comparaison qu'il ne lui plait pas, pour Soanne, il s'agirait de son entrée dans le marché d'humain. Elle le voit qu'elle est agacée, ou qu'elle est en colère. Pour le moment, elle ne la connait pas assez pour savoir, pour décrypter les réactions, ou savoir pourquoi elle est comme ça, ou ce genre de chose. Dans tout les cas, elle a touché son point sensible, et elle retient, prête à l'utiliser au cas où elle va trop loin, dans le cas où elle a trop mal pour pouvoir se défendre avec d'autre mots que cela, alors, elle stocke ça dans une partie de sa tête. Et puis après tout, si c'est une erreur qu'elle est chez elle, elle ne pourra plus changé, elle s'était assez informée pour savoir qu'on pouvait plus faire retour arrière. Elle s'était mise elle-même dans sa merde, forcée ou non. Il y a toujours une solution, mais elle se retient de le dire, elle n'a pas vraiment envie de débattre sur des choses pareilles maintenant, elle philosophera plus tard. Dans tout les cas, rien ne les rapprochera, rien de tout ça ne les fera devenir les meilleurs amis du monde, et elles le savent, peut-être à défaut, si l'une soutient l'autre peut-être que les choses seront différentes, mais elle ne veut pas y penser, elle a souvent compris Soanne la voit comme une princesse qui écarte plus souvent les jambes et que son cerveau, et qu'elle pense comme ça. Ca la met en sécurité sur son désir envers elle, tout comme tout le reste d'ailleurs. S'attacher à une personne, est un acte dangereux ou quelque chose dans le même genre. Elle n'a pas envie de perdre le peu de coeur qui lui reste. Elle n'a pas eu le coeur brisé, elle n'a pas eu non plus subit la mort d'un être aimé, non. Mais elle s'est attachée pour s'être briser, comme une vague sur la roche. Le pire dans tout ça ? Soanne n'est pour rien. Elle est arrivée trois ans et quelque mois après. Ce n'est pas de sa faute. Et si sa famille n'est pas aussi soudée, c'est de sa faute à elle, elle le sait. Si elle n'était pas venue au monde, il n'aura pas eu d'Andrew, pas de disputes pour le procès, ou tout le reste. Elle sait que si sa famille n'en pas une tout repose sur elle, si elle n'était pas assez soudé avant, ici, elle se déglingue. Et si le mariage reste, c'est parce que papa et maman peuvent voir ailleurs sans que l'autre subit les reproches, c'est tout. Tout reste comme ça, et sans qu'elle le montre, elle supporte sa famille, et son erreur. Elle sait qu'elle était la seule responsable. Et puis, comment pouvait-elle se faire des amis si elle n'en a pas, c'est qu'elle ne prête pas attention vraiment aux autres, elle a peur, peur qu'on la brise par les mots ou les gestes. Elle la regarde, si elle n'est pas là pour l'argent, elle est là pourquoi ? Elle ne veut pas savoir, au final, elle est là, point barre. Reste si tu veux, après tout, même si la maison est morte, au moins, tu peux presque dire que tu fais partie de la famille, on dirait presque que tu portes la mort avec toi. Elle la regarde un moment, puis soupire, elle ne répond pas à sa provocation, elle n'a pas envie de se justifier, ou quelque chose comme ça, ça servirait à quoi, à rien, et ça signifie se perdre un peu plus dans les méandres ses souvenirs. Elle lui répond d'un aimable doigt d'honneur, et de rien d'autre. Et puis, le temps qu'elle prend mérite bien ça, sauf qu'elle ne sait pas quoi répondre, et par conséquent, elle montre que ça ne lui pas, juste ça. De toute façon, au pire, elle se prend un poing dans la figure, ce qu'elle s'en fout un peu. Elle ressent la douleur physique mais elle ne dit rien, elle ne lui fait rien, pas de choc émotionnelle, tout ça. La douleur, c'est rien, c'est un état, une sensation qui part des l'instant où le mal part. C'est tout. Elle pourra lui donner tout les griefs et maux contre elle, elle a beau penser tout ce qu'elle veut, ce n'était pas sa faute à elle, non. Alors qu'elle reste comme elle est, tant pis. Mais elle va trop loin dans la provocation et les souvenirs remontent, et elle ne supporte pas ça, le verre brisé est la preuve qu'elle vient de flanché. Elle ne veut pas se montrer faible face à Soanne, la grande Soanne forte et sans coeur. Prends ça comme tu veux, Soanne, je n'ai pas envie de débattre sur ce que tu crois savoir, et ce qu'il s'est vraiment passé. Tu n'as pas la science infuse. Tu ne fais que juger. Et tu juges mal. Elle n'aime pas perdre le contrôle, c'est ce qu'il se passe en ce moment, et Soanne doit jubiler, elle doit sentir qu'elle perd un peu de fougue dans ses propos ou de ce qu'elle veut, elle répond à peine, dans tout les cas. Elle doit sentir qu'elle repousse encore plus la limite de la barrière qu'elle s'est mise. Les secrets qu'elle garde, et elle, elle arrive doucement à faire tout voler en éclat, la boule au ventre. Boule qui ne la quitte plus. Et elle n'aime pas cette sensation. Elle l'écoute mais elle ne réagit pas, elle en a pas envie, de toute façon, elle a gagné dans tout les cas, elle laisse gagner cette bataille, et de toute façon, elle sait comment se venger. Ou presque, mais elle a voulu savoir, alors elle lâche ce qu'elle a voulu savoir, après tout, elle la cherchait, même si elle rajoute des détails qu'elle ne devra pas forcément savoir mais les choses sont comme ça, elle prend en otage son poignet, le temps de se libérer, le temps de dire ce qu'elle a dire, puis elle le lâche, sur le coup, elle s'en veut, Soanne l'a cherché dans les mots et non pas dans les gestes, c'est ce qui l'amène à dire ce qu'elle lui dit, une façon de dire ce qu'elle ressent, une façon de dire qu'elle s'excuse. Et puis, Soanne le prend plutôt mal, elle entend sa remarque qui jette encore le froid glacial entre elle, et la pièce. Je m'excuse, si tu préfères. Elle lui offre malgré un sourire qu'elle estime sincère, et ce qu'i est, sincère le sourire. Elle n'attend rien, de tout façon, de Soanne, ou du moins, elle se ment en disant ça. Alors, quand elle sent ses bras autour d'elle, elle est surprise. Pour plusieurs choses. La première, c'est que Soanne lui montre, à son souvenir, la première marque d'affection venant d'elle. La seconde, c'est la première marque d'affection qu'elle reçoit en dehors de sa mère. La troisième, c'est qu'elle a ressenti un truc, un peu de chaleur, elle ne serait pas le dire. Mais l'étreinte qu'elle reçoit de Soanne lui offre un réconfort qu'elle ne pensait pas avoir, ou avoir de nouveau, dans tout les cas. Et puis, elle lui offre un secret, si on peut dire ça, sur sa vie d'avant, ou sa famille. Elle a des soeurs peut-être des frères, et elle comprend mieux pourquoi elle est ici, pourquoi elle ne part. Mais elle ne répond pas, elle se blottit contre, un peu en tout cas, pour trouver un peu de courage. Ou une excuse pour être un peu plus proche d'elle. Soanne a réussi à la mettre dans sa poche, ou presque, pas tout à fait non plus. Juste qu'elle a réussir à ouvrir la porte de son amitié, ou presque, dans tout les cas, elle l'a commencé à l'apprivoiser. Même si la remarque qui suit est moins douce, mais au moins elle sait qu'elle n'aime pas qu'on la traite de bisounours. Désolée. Elle s'excuse sans réticence. Elle reste prés d'une minute contre elle, l'oreille sur son coeur, sans qu'elle s'en rend compte, puis, doucement, elle se détache, un peu à regret, mais elle lui offre un autre sourire, elle lui offre un plus sincère, un plus naturel. Pour Soanne, c'était la première fois qu'elle pouvait voir ce sourire.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Lun 9 Sep - 17:48


« Ouais, c’est moi la faucheuse et je vais tous vous buter dans cette baraque… » Il règne toujours cette même froideur, bien que la lassitude est de rigueur. Lisbeth est lassante à l’attaquer sur son style. Bien qu’elle n’est pas mieux à la comparer à la petite princesse riche aux souhaits et capricieuse. Mais ce n’est qu’un détail. Et puis si la brune voulait la faire taire, il aurait suffi de ne pas l’acheter. C’est elle qui a tous les pouvoirs et qui est censé connaître toutes les caractéristiques de la marchandise.  Elle a les plus gros avantage, alors Soanne n’a que les apparences pour pouvoir attaquer. C’est la seule défense qu’elle possède contrairement à la princesse. En plus les choses s’enchainent, selon le bon vouloir de cette dernière. Tout va vite , tout part en vrille. Elle s’énerve, casse le verre mais ce n’est pas des avertissements de ce genre qui mette en garde Soanne et la pousse à arrêter. C’est trop tentant de voir jusqu’où elle va aller, c’est trop dur de ne pas lui répondre. Elle a provoqué en premier, Lisbeth a répondu et c’est exactement ce qu’il ne fallait pas faire. La réponse  n’est qu’une forme d’attaque aussi agressive.  Surtout quand elle lui lance des insultes. Elle a le droit, elle la possède mais ça ne fait qu’augmenter la colère. Tous ses propos, la révolte, même les plus simples. Même son envie de faire stopper le débat et la manière dont elle le dit. Elle n’est pas la seule à juger. C’est tout ce qu’elles possèdent pour se défendre et c’est ce qu’elles font avec brio. Juger l’autre et utiliser tous les stéréotypes reçus à l’encontre de ce qu’elles voient. Les armes sont plus ou moins équitables, même si l’une est censée connaître plus que l’autre. Ce n’est pas réellement le cas «  Je ne juge pas, je constate. Désolée si la vérité ne te plait pas. » Étonnamment calme, elle sait qu’elle gagne du terrain et la force n’est plus de grande utilité. Le ton a le droit de calmer, sans que la tension ne redescende. Elle sait qu’elle fera mouche à tous les coups. Lisbeth n’a pas assez de répondant, à moins qu’elle soit juste trop blessé par les mots. En tout cas, elle perd doucement de l’assurance comme l’a prouvé le doigt d’honneur auquel Soanne a répondu, un peu plus tôt. Mais Lisbeth perd encore plus la tête et lui saisit violemment le poignet en lui jetant des mots assassins et pour le moins choquant qu’elle écoute avec attention. Même s’ils ne la calme pas et qu’au contraire son geste l’énerve encore plus. Il faut cependant croire qu’ils l’ont un peu assommer car elle ne réagit pas. Elle se contente d’attendre un autre geste ou une parole de sa part à laquelle elle réagit encore une fois mal. Et lorsque les excuses arrive, c’est légèrement radoucit  sans qu’elle y répondre. Elle se lève juste pour prendre Lisbeth dans ses bras, sans se soucier réellement de sa réaction. Elle ne peut juste pas laisser un petit être sans défense dans la détresse, et pour une rare fois c’est comme ça qu’elle la perçoit. Un être humain normal et fragile. Une personne qui a besoin de réconfort et qu’elle sort comme elle le ferait avec une amie. L’étranger n’aurait pas pris la peine de se  blottir autant. Mais elle ne dit rien, elle jette ça sur le coup de l’émotion, souriant doucement au nouvelles excuses qui lui sont faites. Un tout petit mais franc. Lisbeth ne lui tireras pas le grand sourire ou les rires. Ils sont durs à obtenir comme la confiance. Elles ne sont pas encore assez proches pour qu’elle voit apparaitre l’un des trois. Par contre la position de sa tête au-dessus de sa poitrine, la pousse à venir passer sa main entre ses cheveux et à lui caresser doucement la nuque. La position ne la dérange pas réellement, son cœur ne révélera rien de compromettant. Il ne bat pas plus rapidement, ni plus lentement. Il conserve son rythme initial. Alors qu’elle reste la une minute ou dix, c’est pareil. Elle peut rester aussi longtemps qu’elle en a besoin. C’est bien pour ça qu’elle ne l’a pas serrée trop fort. Elle continue d’ailleurs à l’observer lorsqu’elle quitte ses bras, profitant du sourire qu’elle voit pour la première fois. Profitant du sourire. S’il y a bien une chose qu’elle ne pensait pas dire un jour,  c’est qu’elle apprécierait les sourires et la joie de Lisbeth. Pourtant c’est le cas mais pas pour longtemps. Elle la quitte un peu du regard. Gênée par ce qu’elle compte dire. « Dé..Je… J’aurai pas dû te pousser autant. » Désolé ou je m’excuse, c’est dur à sortir. C’est dire un peu plus qu’elle a eu tort et effacé sa fierté mal placé. Même si c’est qu’elle a  fait en partie pour le coup. Mais elle ne pouvait pas rester sans réagir après l’avoir attaquée et touchée à ce point.
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MessageSujet: Re: Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth) Lun 9 Sep - 19:07

« Ouais, c’est moi la faucheuse et je vais tous vous buter dans cette baraque… » Elle la regarde un moment, un long moment presque, puis elle détourne le regard, elle a presqu'envie qu'elle la tue, si cela avait été le cas, mais Elle n'est pas la grande faucheuse, et elle ne la tuera pas, même si Soanne rêvait de le faire. Après tout, c'est elle qui la possède, si elle voulait la tuer, elle n'a qu'à la faire, et tout le reste de la scène lui passe comme ça, les mots aussi, elle ne se rend pas vraiment compte en faite, c'est un amont de souvenirs et de faiblesses, moment qu'elle déteste, sauf quand Soanne la prend dans ses bras, moment sans savoir pourquoi qui lui réchauffe le corps, et le coeur, mais elle se garde bien de tout commentaire, elle reste dans ses bras assez longtemps pour se donner de la force, et du courage, pour dire que ça ira, puis, elle se détache d'elle en lui offrant des excuses sur son allusion aux bisounours. et elle lui offre des excuses sur son comportement. Peut-être qu'elle devrait lui sourire plus, plus lui montrer qu'elle peut tenir à elle, lui montrer qu'elle n'est pas juste un Humain. Elle pense à tout ça quand elle entend un bip bip sur son téléphone, elle le sort, et regard l'heure. Ne dis pas pardon pour ça, Soanne. Je n'aurais pas du entrer dans ton jeu. Ecoute, je dois partir en cours, on ... rien oublie. Je te prendrais des beignets en revenant. Elle sourit une seconde fois, en déposant un léger baiser sur la joue, et part se préparer pour aller en cours, et s'y rendre.
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Ce n'est jamais simple de vivre avec les autres, parfois ils nous deçoivent, parfois ils nous surprennent. (Lisbeth)

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