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Les premiers pas d'une nouvelle vie [PV Lucius ]

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Daenerys S. Mickealson
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AVATAR : Kristen sexy Stewart
CRÉDIT : Marqué, ouvrez vos petits yeux xD
ÂGE : 22 ans
ACTIVITÉS : Etudiante en médecine avant d'être désormais une esclave...
ADRESSE : Nulle part et partout, surement chez son maître...
MessageSujet: Les premiers pas d'une nouvelle vie [PV Lucius ] Sam 30 Nov - 20:51

Les premiers pas d'une nouvelle vie
Daenerys et Lucius

Un silence se répandit dans la grande salle de dressage aux murs d'un blanc éclatant. Plus aucun bruit. Seul, le bruit des battements de son cœur résonnait dans sa poitrine, et à ses oreilles. Il fallut au cœur de la jeune femme toutes ces minutes de silence pour retrouver un rythme plus ou moins normal. Les mots prononcés par Lucius de sa voix rauque l'avaient fait frémir de toute part, ainsi que son sourire de prédateur. Crois-moi, tu ne veux pas connaître la réponse à cette question. Elle n'avait pas répliqué à ce moment là, pas comme à son habitude. Il l'avait troublée avec sa voix, son sourire si particulier et surtout les mots qu'il avait prononcé. Elle avait simplement plissé légèrement des yeux, avec une lueur troublée dans le regard, vite retranchée derrière un masque imprenable. Elle n'avait pas pu s'échapper de son emprise. Elle ne savait pas ce qui s'était réellement passé alors qu'elle se tenait contre lui. Son dos collé contre son torse puissant et presque rassurant. Elle avait senti une sorte de sentiment de sécurité au creux de ses bras, et elle avait été incapable de se détacher de lui dans son état dans lequel elle y était. Il était complétement idiot, et incompréhensible de se penser en sécurité au près de cet homme, ou contre lui, qu'importe alors qu'il lui faisait comprendre qu'il était le maître. Son maître. Avec ses gestes, ses paroles, ses intimidations, il lui faisait comprendre qu'elle ne s'appartenait plus, et que désormais elle lui appartenait. Son corps lui appartient, tout comme sa vie. Tout. Non, pas tout, se dit-elle, avec détermination, son corps appartenait peut-être à cet homme mais pas son cœur, et ni son âme.Jamais, enfin dans tous les cas, elle donnera son cœur et son âme quand elle le voudra vraiment. Qu'elle le donne en toute liberté et en toute sincérité. Sinon, rien, seulement son corps vu qu'elle n'a pas tellement le choix.

Le visage tourné vers l'extérieur, le paysage de la ville qu'elle regardait à travers la vitre de la fenêtre dont elle était positionnée devant celle-ci, elle était plongée dans ses pensées. Elle ne regardait pas tellement ce qui se passait au dehors, tellement que son esprit avait d'autres occupations en tête. Elle frissonna légèrement, tandis que le froid l'envahissait. S'efforçant de se persuader qu'elle était prête à affronter Lucius et sa nouvelle vie. Le tourbillon d'angoisse se rependit en elle. Elle ne parvint à ressentir que de l'anxiété et une panique grandissante au fur et à mesure que le temps s'écoulait. Elle allait avoir du mal à se comporter de façon pragmatique et détachée au près de cet homme aux allures endiablées. Après toutes ces années de solitudes dans lesquelles où elle évitait tout contact avec la gente masculine, tout arrivait en même temps. Sa vie et son comportement se métamorphosaient à une telle vitesse qu'elle avait du mal à se reconnaître d'un instant à l'autre. Sans se retourner vers lui, elle lui posa une question, attentive à sa réponse. Il ne lui répondit pas tout de suite, l'entendant se déplacer dans la pièce. Sans pouvoir s'empêcher d'être curieuse à son encontre, elle se retourna doucement, et posa son regard sur lui alors qu'il sortit les clés de sa poche, déverrouillant la porte. La porte de cet endroit suffoquant.

« Je vais te présenter ton nouveau lieu de résidence, pour commencer. »

Elle déglutit, et continua à paniquer, au fur et à mesure. Elle ne pouvait empêcher les battements de son cœur d'accélérer dans sa poitrine. Son nouveau lieu de résidence...Oui, bien sur, elle allait vivre avec Lucius. S'imaginer de vivre entre des murs avec un homme tel que Lucius n'était pas spécialement bon pour sa santé mentale. Elle allait être constamment sur ses gardes, ce n'était pas possible autrement. C'était l'homme le plus attirant qu'elle ait jamais croisé de sa vie. Son regard était fixé sur elle. Elle sentit à nouveau une chaleur lourde et diffuse se répandre au creux de son ventre. Il était si maître de lui, détendu, calme à la fois et tellement intimidant. Une intimidation qui fait partie de lui, sa nature propre. Elle se sentait tellement intimidée par cet homme et ce n'était pas prêt de changer, elle n'en doutait pas. Elle n'eut pas le temps de reprendre ses esprits qu'il lui fit signe de la main de le rejoindre. Il ressemblait à un prédateur sur le point de bondir malgré son calme implacable. Elle ravala sa salive, comprenant avec lenteur qu'elle allait sortir d'ici. Glissant une mèche rebelle derrière son oreille dans un geste nerveux de la main, elle chercha du regard son sac. Avant de le rejoindre, elle va jusqu'à son sac, se baissa, pliant les jambes et ouvrit la fermeture éclair. Elle sortit son blouson en cuir, et referma le sac. Elle se redressa avec souplesse malgré la fatigue qui l'envahissait. Elle enfila en silence sa veste, sentant le regard de Lucius sur elle, et prenant le sac en main, elle le rejoignit jusqu'à sa hauteur. Le blouson lui centrait parfaitement la taille. Il l'arrêta, et elle croisa son regard, remarquant son sourire malicieux. Elle rassembla ses esprits et sortit de la pièce alors qu'elle le sentait en mouvement juste derrière elle.

« Rappelle-toi Daenerys. Pas de bêtises en dehors de cette salle. Et je me nomme Alessandro Lovatu ou Monsieur. »

Lui glissa t-il à l'oreille, alors qu'il se glissa à côté d'elle d'un mouvement fluide et élégant. Danerys hocha simplement la tête en guise de réponse. Elle se sentait incapable de parler. Son cerveau était temporairement submergé par la vision de cet homme, de sa voix, de son sourire, son regard intense et captivant. La chaleur rassurante de sa main posée dans le bas de son dos. Un ange ténébreux. L'image s'imposa malgré elle à son esprit. Elle sentit son pouls s'emballer à la lisière de sa gorge. Un simple contact, une simple approche de sa part, et tout son corps était en émoi la plus totale. Qu'avait-il cet homme pour lui faire autant d'effet? Il était bien le seul à lui faire éprouver autant de sensations, d'émotions.

« Je ne suis plus une gamine... »

Marmonna t-elle, entre ses dents, tout en continuant à marcher dans les couloirs. Il était le seul à pouvoir entendre à ce qu'elle avait prononcé de mauvaise grâce. Il lui avait rappelé de ne pas faire de bêtises et il lui donnait l'impression d'en être une. Et puis, elle avait besoin de se mettre sur la défensive pour dégager cette vulnérabilité face à lui. Ils sortirent des couloirs pour se retrouver dans le hall de l'entrée et de l'accueil. En retrait dans le hall, elle s'arrêta, observant Lucius et le vendeur. Elle était mal à l'aise, gênée et en colère de les voir s'entretenir à propos d'elle comme si elle n'était pas là, de l'achat. Elle. Il était entrain de remplir les formalités pour l'acheter, elle, une Humaine. Elle se détourna quand elle le vit sortir sa carte bancaire. Elle regarda autour d'elle, ignorant les regards des personnes qui passaient dans le hall. Elle tourna la tête vers lui au moment où il revient vers elle, l'invitant à se diriger vers la sortie. Surprise sur le moment, dont elle reflétait dans le regard de la jeune femme, elle le vit ouvrir la porte de l'entrée. Un véritable gentleman. Loin de là d'être habituée par ces gestes respectueux. Le nez enfin dehors, elle s'arrêta deux secondes et inspira profondément en fermant les yeux, savourant cet instant. Elle sentait l'air frais effleurer son visage. Elle n'avait pas l'intention de s'enfuir. Cela ne servait à rien, et le moment était mal choisi pour se faire. Heureuse de sortir cet enfer, elle l'était et elle désirait de ne jamais retourner dans cette société qui était à ses yeux illégale. Elle rouvrit les yeux et surprit le regard curieux de Lucius. Il l'observait. Elle passa sa langue sur ses lèvres avant qu'il décide de lui indiquer où il fallait aller. Son regard tomba sur une magnifique voiture de sport à la couleur noire. Il ne se refusait rien, se dit-elle, mais il avait raison. Il fallait profiter de la vie. Cette fois, elle n'était pas surprise qu'il lui ouvre la porte arrière de la voiture. Si cela continuait, elle risquait de s'y habituer et s'y complaire. Le remerciant d'un hochement de tête et d'un sourire poli sur les lèvres, elle se glissa sur la banquette en cuir, posant son sac à côté d'elle. Elle s'installa confortablement tandis que Lucius fit de même à la place du conducteur, lui jetant un coup d’œil perçant dans son rétroviseur. Elle lui jeta un regard en retour au reflet du rétroviseur avant de baisser le regard, en mettant la ceinture autour d'elle. Le moteur émit un doux ronronnement, prêt à rouler.

« Bienvenue dans ta nouvelle vie, Daenerys. »

Elle releva les yeux vers lui, et lui envoyant un regard rempli de sarcasmes. Elle se détourna et regarda sur le côté à travers la vitre, apercevant avec mauvaise surprise, son ancien propriétaire qui venait de sortir de Human For Sale, accompagné d'une petite blonde à la silhouette soumise et vulnérable. Elle se raidit, et poussa un petit soupire. Elle était bien heureuse de ne plus être entre les mains de ce monstre mais elle plaignait la femme-enfant qui était son esclave. Elle les suivit du regard et son regard s'assombrit au fur et à mesure avant de baisser les yeux et Lucius se décida à démarrer et à sortir du parking. En silence, elle prit son sac et l'ouvrit pour sortir son portable. Elle l'ouvrit. Elle avait reçu deux messages écrits. C'était son frère. Elle allait lui répondre sinon il risquerait de s'inquiéter et elle ne voulait pas de ça. Elle se mordit la lèvre en composant le message rapidement en lui écrivant qu'elle allait bien qu'elle l'appellerait très bientôt, avec des cœurs en dessins à la fin du message. Elle appuya sur la touche en soupirant pour l'envoyer. Heureusement qu'elle avait un portable et du forfait pour le contacter. Avant de partir pour l'Australie, elle s'était occupée de la paperasse pour que tout soit au nom de son frère. Elle n'avait plus aucun droit, mais elle ne voulait pas que son frère apprenne la vérité sur son compte. Pas tout de suite, en tout cas. Elle ferma son portable et le rangea dans son sac avant de sortir son mypod et ses écouteurs. Elle rassembla sa crinière dans une main et l'étala sur son épaule droite, jetant quelques regards vers Lucius de temps en temps. Elle plaça les écouteurs aux oreilles et mit l'appareil en marche tandis qu'un faible fond de musique vient jusqu'à ses oreilles. Juste assez pour entendre si son nouveau propriétaire lui parle. Elle changea de position et coinça sa tête contre le coin du dossier et de la vitre, le regard dans le vague en regardant les rues se défiler.

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Gros soucis, mon post à dispâru, à cause d'une mauvaise manip; je le recommencerai


Dernière édition par Daenerys S. Mickealson le Mar 31 Déc - 22:44, édité 4 fois
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Lucius A. Lovatu
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MessageSujet: Re: Les premiers pas d'une nouvelle vie [PV Lucius ] Dim 22 Déc - 11:23

Les premiers pas d'une nouvelle vie.
Daenerys ∞ Lucius
Le regard qu’elle lui renvoya ne laissait aucun doute sur le fait qu’elle n’avait pas vraiment apprécié ses paroles de bienvenue. Il eut un sourire amusé et démarra, reportant son regard autour de lui. Et il vit un homme sortir de Human For Sale, accompagné d’une jeune femme à l’allure frêle. Il jeta un coup d’œil à Daenerys et vit qu’elle fixait l’inconnu d’un air sombre. Il se demanda un instant qui cela pouvait bien être… Elle semblait le connaître et ne pas du tout le porter dans son cœur. Peut-être son ancien maître ? Il fixa à nouveau l’homme, l’observant disparaître dans sa voiture un peu sale. Il avisa la plaque d’immatriculation, le mémorisant. Il retrouverait cet être qui avait possédé et vendu Daenerys...
Le moteur ronronna plus fort un instant puis il commença à rouler, quittant le parking pour prendre la route. Concentré sur sa conduite, il prit le chemin de sa résidence. Il jetait avec application des coups d’œil fréquent dans le rétroviseur, pour contrôler mais aussi pour garder un œil sur Daenerys. Elle semblait avoir répondu à un sms puis s’isola avec sa musique. Il aurait pu lui faire une réflexion, exiger qu’elle enlève ses écouteurs, mais à quoi bon ? Il avait besoin de porter toute son attention à la route –les gens conduisaient encore plus mal que d’habitude décidément- et il n’avait pas le cœur à entamer une autre joute verbale. Fatigué ? Certainement pas. Mais il avait également besoin d’un peu de silence. Se tenir si près d’elle sans pouvoir la toucher était éprouvant, bien plus qu’il ne l’avait imaginé. Il avait besoin d’apaiser son esprit, et l’absence de bruits était le meilleur remède pour cela.
Elle finit par s’endormir contre la vitre, rejoignant un monde de rêves où il ne pourrait l’atteindre.

Une heure plus il se garait sur l’avancée de son garage. Un sentiment de confort l’assaillit aussitôt. Enfin. Il était chez lui.
Coupant le moteur, il jeta un coup d’œil au corps allongé de Daenerys sur la banquette arrière. Elle semblait dormir profondément, à tel point qu’il avait presque des remords à l’idée de la réveiller. Elle devait sûrement avoir faim : l’après-midi était déjà bien avancée et il doutait qu’elle ait mangé quoique ce soit à Human For Sale.
Mais son visage… Si paisible et détendu, il paraissait totalement différent de celui qu’elle lui présentait d’habitude. Son seul regret était sûrement qu’il ne pouvait voir son regard mystérieux derrière ses paupières closes. Décidément, ce petit bout de femme faisait naître en lui bien des sentiments qu’il aurait désiré ne jamais connaître….
Un peu perdu dans sa contemplation, il avança un main prudente vers sa joue. Mais ses doigts se figèrent à quelques millimètres de celle-ci. La tentation était forte. Elle semblait trop bien dormir pour pouvoir se réveiller s’il la touchait. En aurait-il jamais l’occasion, autrement qu’en forçant légèrement le contact ? Il en doutait… Mais la possibilité que cela arrive un jour existait toujours. Et une fois ce jour arrivé, il saurait profiter pleinement de ce moment particulier. Alors il referma sa main et sortit de la voiture, avant de ne commettre l’irréparable.

Sa grande courre  s’offrit à sa vue, verdoyante et bien entretenue. Il était content que Maëlyss soit une si bonne jardinière et qu’elle ait accepté de l’accompagner jusqu’ici. Cette femme avait la main verte, aucun doute là-dessus. Ce n’était pas vraiment son cas mais il se forçait quand même à tondre, refusant qu’elle se brise le dos à faire cela. Son compte en banque lui aurait permis de payer quelqu’un pour accomplir un telle tâche mais il ne voulait pas s’ensevelir sous l’inactivité et il détestait l’idée que des inconnus pénètre sa propriété privée. Ici, c’était son chez lui, un endroit où il était en paix et pouvait faire à peu près tout ce qu’il voulait. Et passer la tondeuse était quelque chose qu’il aimait faire, tout comme cuisiner et travailler dehors en profitant de la chaleur du soleil. Il n’avait pas besoin d’un quelconque masque car personne ne le connaissait et il ne connaissait quasiment personne.
Il inspira un bon coup. Il aimait cet endroit.

Se retournant, il ouvrit la portière arrière de la voiture et ne put s’empêcher de sourire face au spectacle qui s’offrait à lui. Il appela doucement la jeune femme, plusieurs fois et elle finit par se réveiller. Elle se redressa lentement, le regard encore plein de sommeil, visiblement un peu désorienté. La voir si perdue était un tableau presque touchant. Elle était si naturelle en cet instant, presque à portée de main…
Patient, il attendit qu’elle range ses affaires et s’extirpe du véhicule pour refermer la porte derrière elle. Posant une main dans son dos, à la fois autoritaire et douce, il la guida vers l’entrée. La porte s’uvrit soudainement, laissa apparaître la femme qui partageait son quotidien depuis maintenant quelques années. Son visage légèrement ridé mais radieux s’éclaira d’un sourire heureux. Habillée simplement, son joli tablier laissait penser qu’elle devait certainement s’occuper à la cuisine et il espérait qu’elle avait préparé assez à manger pour Daenerys. L’arrivée de la jeune femme était totalement imprévue mais il ne doutait pas que Maëlyss saurait l’accueillir comme il se devait. D’ailleurs, le regard qu’elle posa sur la jeune femme laissait devenir sa surprise mais aussi son enthousiasme.

« Bonjour Lucius, je ne savais pas si tu allais venir pour l'heure du déjeuner. Tu aurais pu me prévenir mais tu nous amènes une charmante demoiselle, alors tu es pardonné.»

Un sourire sincère effleura ses lèvres.

« Bonjour Maëlyss, la salua-t-il avec respect et courtoisie. Effectivement, un petit coup de fil n’aurait pas été de trop,reconnu-t-il, mais je me refuse toujours à téléphoner au volant, surtout en si charmante compagnie… sourit-il en glissant un regard vers son invitée. Je te présente Daenerys. Daenerys, voici Maëlyss, elle réside ici et m’aide dans les tâches ménagères. C’est un peu la gardienne de cet endroit. »

Il se refusait à dire qu’elle n’était qu’une femme de ménage. A ses yeux, elle était bien plus que cela. Maëlyss s’effaça pour les laisser entrer, offrant un regard pétillant à la jeune femme qui se tenait à ses côtés. Il allait devoir clarifier la situation tout de suite, car il imaginait bien les idées qui devaient se former dans l’esprit de Maëlyss. Il ne ramenait jamais aucune femme à la maison. Ses courtes relations à la gente féminine se déroulaient loin d’ici, dans des hôtels ou des particuliers. Mais jamais chez lui. Aussi comprenait-il la surprise de la femme qui partageait son quotidien depuis si longtemps. Il devait forcément partager une relation particulière avec Daenerys pour l’avoir conviée ici… C’était le cas, en quelques sortes. Mais cela n’allait pas aussi loin.
Il retrouva son entrée avec bonheur, l’odeur de la nourriture l’assaillant directement. Cela lui faisait prendre conscience qu’il n’avait pas mangé depuis hier midi, n’ayant pas fait de pause le soir pour pouvoir mieux travailler. C’était dans les plus extrêmes conditions qu’il était le plus prolifique, il le savait…

« Daenerys est une invitée quelque peu spéciale, laissa-t-il échapper à l’intention de Maëlyss, celle-ci haussant un sourcil. C’est une Humaine. »

Son interlocutrice ne cacha pas son mécontentement et lui lança un regard réprobateur, qu’il accueillit sans broncher. Il savait qu’elle n’allait pas du tout apprécier l’idée mais elle le connaissait : Daenerys ne serait pas maltraitée ici, même si elle ne pourrait lui échapper…

« Bienvenue mon enfant, vous allez être choyée ici, je puis vous l'assurer. Et je vais vous remplumer, je vous le garantie. Vous êtes toute maigrichonne. »

Lucius eut un rictus approbateur. Maëlyss se comportait toujours de manière très maternelle, même avec lui. Elle lui rappelait parfois sa mère, qui n’hésitait pas à lui dire lorsqu’il dépassait les bornes. Mais il était rassuré de savoir qu’elle allait prendre soin de sa nouvelle « acquisition », même s’il n’en avait pas douté un seul instant.
La soudaine timidité dont faisait preuve son Humaine contrastait tellement avec ce qu’il avait pu voir d’elle… Mais Maëlyss annonça qu’elle retournait en cuisine, envoyant un dernier regard dans sa direction, qu’il connaissait bien. C’était celui qui signifiait : « Tu as intérêt à tout m’expliquer dans les plus brefs délais, sinon tu vas passer un sale quart d’heure. ».
Il sourit légèrement en la voyant disparaître, puis offrit toute son attention à Daenerys.

Ils étaient de nouveau seul.

La jeune femme lui lança un regard en biais, semblant le jauger et se demander ce qu’il allait advenir d’elle à présent. Il dû se retenir en s’approcher un peu plus, juste pour jouer et tester sa réaction. Il avait déjà assez éprouvé ses limites, mais aussi les siennes pour aujourd’hui.

« Donne-moi ton sac, je vais commencer par te faire visiter la maison, puis nous passerons à table. » lui annonça-t-il avec décontraction.

Il saisit le  bagage par sa hanse et la guida à travers toutes les pièces de sa grande demeure. Ils repassèrent en cuisine et il proposa son aide à Maëlyss, mais celle-ci lui assura qu’elle saurait se débrouiller seule avec un rire bref. Ils continuèrent donc leur visite. Les pièces n’étaient pas si nombreuses, mais leur superficie était importante. Le salon et la salle à manger occupaient au moins les trois quarts du rez-de-chaussée. Puis ils montèrent à l’étage et ils atterrirent devant une porte close. Guettant la réaction de la jeune femme, il l’ouvrit.

« C’est ta chambre. Il y a une salle de bain attenante. »

Il posa le sac à l’intérieur mais n’entra pas plus. La pièce était vaste et simple, à l’image du reste de la maison. C’était un réalité la deuxième chambre d’amis et Lucius ne l’avait pas choisie au hasard : elle était la plus proche de la sienne, mais aussi celle qu’il aimait le plus. La décoration était sommaire, mais elle allait pouvoir en faire ce qui lui plaisait, il n’avait pas droit de regard là-dessus, bien qu’il soit le propriétaire de la résidence. Il ne voulait pas qu’elle se sente constamment oppressée par sa présence, ou qu’elle considère cet endroit comme une prison.

Il finit par fermer la porte derrière elle quand elle eut fait le tour. Puis il lança un regard aux autres de portes du couloir.

« Tu n’as pas besoin de connaître les autres pièces, ce ne sont que des chambres. Il y a mon bureau là-bas, lui indiqua-t-il d’un geste avant de lui lancer un regard perçant. Je pense qu’il est inutile d’ajouter que c’est la seule pièce qui est interdite d’accès, même pour Maëlyss. »

C’était son refuge, l’endroit où ses meilleures idées voyaient le jour. Il ne voyait pas l’intérêt pour une personne lambda d’y pénétrer, à part peut-être par curiosité, mais il désirait garder cette pièce inviolée, en quelques sortes. Aussi était-ce lui qui y faisait le ménage et tout ce qu’il allait avec. Il la guida ensuite vers le rez-de-chaussée, une main toujours posée dans son dos, marchant juste derrière elle. Assez près pour pouvoir profiter de sa proximité, mais pas assez pour la mettre trop mal à l’aise et éprouver sa résistance à la tentation. Surtout qu’à présent, ils étaient chez lui et que Maëlyss avait dû partir faire les courses comme elle l’avait sous-entendu lorsqu’ils étaient passés dans la cuisine.

Ils étaient donc totalement seuls…

Et un repas complet les attendait sur la grande table du salon. Il eut un rictus amusé en constatant que Maëlyss n’avait pas fait les choses à moitié… Elle les avait placés face à face.
Il invita tout naturellement Daenerys à s’asseoir en face de lui, tirant sa chaise. Puis il jeta un coup d’œil à travers la gigantesque baie vitrée, qui rendait la pièce si lumineuse, à l’image de toutes les autres dans la résidence. Il avait cru entendre un grattement… Fronçant les sourcils légèrement, il délaissa l’idée de s’asseoir et ouvrit la grande fenêtre. Une boule de poils noires entra à l’intérieur à la vitesse d’une fusée. Saisissant l’animal à la volée, la poigne douce, il le ramena contre lui pour pouvoir le présenter à la magnifique créature qui partagerait dès à présent son quotidien.

« Je te présente Smarties. C’est le troisième habitant de cette maison, lui annonça-t-il alors que le chaton se mettait à ronronner dans ses bras. Il est très câlin. » précisa-t-il avant de redéposer l’animal au sol.

Le chaton se frotta contre ses jambes avant de se remettre à courir, ayant manifestement trouvé une autre source de distraction. Amusé, Lucius prit définitivement place devant Daenerys, lui lançant un regard acéré, guettant sa réaction. Imposant, droit sur sa chaise, sa voix prit un ton calme mais autoritaire.

« Je tiens à mettre les choses au clair, asséna-t-il sans détours. En ma présence, tu ne réponds que de moi, mais lorsque je ne suis pas là, Maëlyss me remplace dans cette maison. Je ne pense pas qu’elle te cantonne aux tâches ménagères ou quoique ce soit, mais ici, tout le monde travaille au bien-être de la maison. Tu es bien sûr libre de sortir si personne n’a besoin de toi, mais veille à prévenir au moins l’un de nous deux, même si je suis au travail. »

Ses lèvres se courbèrent d’une manière un peu plus malsaine.

« Sache que s’il te prend l’envie de fuir, tu ne pourras m’échapper Daenerys, laissa-t-il échapper d’une voix plus caressante, pleine de menaces. Et je ne serai pas aussi clément que ton ancien propriétaire : si tu me désobéis, je ne te revendrai pas. Sois-en certaine. »

Son regard se fit un instant plus intense, avant de se radoucir légèrement.

« Tu peux bénéficier de beaucoup de liberté si tu n’en abuses pas. J’ajouterai que si tu as des envies particulières vis-à-vis des repas, tu peux en référer à Maëlyss, c’est généralement elle qui s’occupe des courses. De même pour d’éventuelles allergies. Les visiteurs sont rares, mais si cela arrive et que ni Maëlyss ni moi ne sommes présents, je te demanderai de ne pas répondre, par mesure de sécurité, précisa-t-il. Tu peux me joindre n’importe quand en cas de problème, mais uniquement sur mon numéro privé, que je vais te donner. Si tu as besoin de quelque chose, tu peux demander à avoir un peu d’argent, ce n’est pas cela qui manque, à condition que cela reste dans la mesure du raisonnable. »

Enfin, de son point de vue, bien des choses restaient raisonnables…

« Je n’ai aucun problème avec le fait que tu entretiennes des contacts avec l’extérieur, mais personne ne doit pénétrer cette propriété et tu devrais éviter de me mentionner comme étant ton propriétaire. Je ne suis pas apprécié par tous, comme tu dois t’en douter, et je ne voudrais pas qu’on s’en prenne à toi. Je serai particulièrement intransigeant là-dessus, est-ce clair ? »

Il planta son regard dans celui de la jeune femme.
Elle ne pouvait à présent plus lui échapper…

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Dernière édition par Lucius A. Lovatu le Sam 18 Jan - 13:38, édité 1 fois
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Daenerys S. Mickealson
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MessageSujet: Re: Les premiers pas d'une nouvelle vie [PV Lucius ] Sam 28 Déc - 14:27

Les premiers pas d'une nouvelle vie
Daenerys et Lucius

Oh qu'elle détestait le pouvoir qu'il avait sur elle, comme elle détestait sentir sa gorge se nouer et son cœur battre plus vite juste parce qu'il était là. Décidément, il ne semblait pas vouloir la lâcher. Elle avait pourtant l'habitude de rencontrer des hommes d'affaires lors des soirées quand elle accompagnait son amie mannequin. Pourquoi celui-ci la perturbait-il autant, et pas les autres? Bien sûr, aucun d'eux ne possédait un tel physique altier, une allure aussi athlétique et un charme aussi puissant. Aucun ne dégageait une sensualité si torride qu'elle en perdait la tête...Même maintenant. Sa seule présence la mettait sens dessus dessous. C'était fatiguant de feindre son indifférence à ses côtés. Affecter une indifférence qu'elle était loin de ressentir. Il était hors de question qu'elle succombe au charme magnétique qui émanait de Lucius. Il ne pouvait rien se passer entre lui et elle. Rien, car elle était son Humaine et lui, son propriétaire mais c'est surtout la raison qu'elle était sur que si elle succombait à son charme, il allait lui dérober son cœur et son âme, ainsi que son corps. Oui, il était l'homme pour qui il serait tellement facile pour elle de ressentir des sentiments à son encontre. Elle n'était pas prête d'en prendre réellement conscience bien qu'elle le savait. C'était un homme dangereux à ses yeux, car il était sa perte. Elle était sur qu'il avait conscience de l'effet qu'il produisait sur elle. La voix traitresse de son esprit interrompit ses sombres réflexions: Ne résiste pas, cesse de lutter...après tout, pourquoi résistes tu à la puissante attraction que vous semblaient éprouver l'un pour l'autre? Pourquoi refuses tu de partir explorer avec lui ce monde merveilleux et sensuel que tu ne connais pas, mais qui t'attires maintenant comme une flamme? Non! dit-elle dans sa tête, c'était impossible. Impensable. Lucius vivait dans un monde dont elle n'avait pas sa place et qu'elle ne voulait pas en entendre parler. Un monde de paillettes, un monde superficiel et dominé par l'argent. Un monde qui était  à des années lumières du sien: Une vie simple où rien n'apportait plus que le bonheur de son jeune frère. Une vie où il n'y avait pas de place pour un autre homme. Elle savait qu'elle devait tuer l'œuf cette attirance qui menaçait  le fragile équilibre de son existence. Bien qu'elle en doutait. Elle ne pourra rien faire contre cette passion naissante. C'était comme si son destin voulait qu'elle soit à la portée de cet homme. Devait-elle continuer à se battre contre son destin? Oui, elle devait essayer au moins pendant un moment. Elle devait gagner du temps, le temps qu'elle apprenne à vivre à ses côtés. Elle avait besoin de temps car elle savait au plus profond de son être que jamais elle ne pourra s'échapper de Lucius. Elle sentait qu'il ne la laissera jamais partir.

« Bonjour Maëlyss. Effectivement, un petit coup de fil n’aurait pas été de trop, mais je me refuse toujours à téléphoner au volant, surtout en si charmante compagnie… Je te présente Daenerys. Daenerys, voici Maëlyss, elle réside ici et m’aide dans les tâches ménagères. C’est un peu la gardienne de cet endroit. »

Figée sur place, Daenerys avait noté le sourire sincère de Lucius qu'il avait adressé à la dame qui se nommait Maëlyss. Timide mais malgré tout, elle lui adressa un sourire sincère. Elle avait senti que cette femme était gentille et pleine de sagesse.

« Enchantée de vous rencontrer. »

Au premier contact avec cette femme, Daenerys éprouvait de la sympathie envers elle et risquait de l'apprécier en la côtoyant. Elle semblait porter Lucius à son cœur, et il lui rendait. Cela se voyait très facilement, il suffisait de regard son visage quand il la regardait. C'était une autre facette de lui qu'elle venait de découvrir. Etonnée sur le moment mais elle ne montra rien à part son regard dont les prunelles pensives se posèrent quelques secondes sur Lucius pour l'observer, avec un nouveau regard.

« Daenerys est une invitée quelque peu spéciale. C’est une Humaine. »

Aie aie, pensa t-elle mal à l'aise par cette étrange situation. Elle vit le visage de Maëlyss se modifier rapidement, offrant un visage mécontent. Lucius gagna même un regard réprobateur, qu'il semblait accueillir sans broncher. Elle les observait en silence. La dame changea rapidement de comportement en adressant un sourire sincère à la jeune femme, tout en lui souhaitant la bienvenue avec un geste affectif sur son visage. Elle était intimidée mais surtout gênée par ce geste. Elle n'avait pas tellement l'habitude. Elle les laissa seuls, au seuil de la porte d'entrée.

Ils étaient de nouveau seuls. Ils se jaugeaient du regard l'un et l'autre. Elle était prête à répliquer, à lever les armes si il se décidait à la provoquer de nouveau. Il était sur le point de le faire, elle le sentait, mais avec surprise, elle le vit changer de comportement.

« Donne-moi ton sac, je vais commencer par te faire visiter la maison, puis nous passerons à table. »

En silence, Daenerys lui tendit son sac et il le saisit sans attendre par la hanse du sac. Toujours aussi silencieuse et attentive, elle le suivit tandis qu'il la guidait dans les grandes pièces de sa demeure. La sienne désormais. Elle avait du mal encore à le réaliser qu'elle allait vivre avec lui, chez lui. Elle avait l'impression qu'elle déambulait dans un rêve éveillé mais ce n'était pas un rêve. Elle devait se mettre ça dans la tête une bonne fois pour toute si elle voulait préserver ses esprits bien à l'abri. Elle jeta des regards partout, admirant toutes les pièces. Ils passèrent devant l'entrée de la cuisine et elle aperçue Maëlyss qui s'occupait du repas et elle n'avait pas besoin d'aide. Daenerys lui adressa un sourire timide avant de suivre Lucius alors qu'il repartait pour le reste de la visite. La demeure était vraiment grande qu'elle se demanda quand la visite allait se terminer avec humour en montant à l'étage. Ils finirent par s'arrêter devant une porte close. Le visage tourné vers Lucius, elle l'interrogea du regard. Il ouvrit la porte sans la quitter du regard.

« C’est ta chambre. Il y a une salle de bain attenante. »

Elle resta quelques secondes plantée sur place, hésitante, avant de se décider à pénétrer dans la pièce. Cette chambre était désormais la sienne. Elle fit le tour, observant les moindres détails. La sérénité amenait de cette pièce et elle se sentait bien. Elle était à l'image des autres pièces de la demeure. Elle l'appréciait et on pouvait le remarquer sur les traits de son visage si on regardait bien.

« Elle est charmante. Merci. »

Au moins, cette chambre était beaucoup mieux que celle qu'elle avait eu chez son ancien propriétaire et celle de Human For Sale. Elle n'était pas comparable même avec ces dernières. Elle savait qu'il l'observait avec attention, elle le sentait. Elle retira sa veste et la posa délicatement sur le grand lit qui trônait dans la pièce. Elle se tourna vers Lucius et le rejoint, sortant de la chambre qu'il ferma derrière elle. Se retrouvant à nouveau seule avec lui dans le couloir, il lui indiqua d'un geste en lui adressant un regard perçant dont il la faisait frémir. Il était le seul à la faire réagir de cette manière.

« Tu n’as pas besoin de connaître les autres pièces, ce ne sont que des chambres. Il y a mon bureau là-bas. Je pense qu’il est inutile d’ajouter que c’est la seule pièce qui est interdite d’accès, même pour Maëlyss. »

Elle lui jeta un regard moqueur, et haussa des épaules avec dérision.

« Rassurez vous, je ne pénétrerai pas dans votre précieux bureau. Même pour savoir ce que vous cachez à l'intérieur, je n'y mettrai pas les pieds. Il serait tellement regrettable de vous mettre en colère, et stupide par la même occasion...»

Elle murmura cette dernière phrase avec un sourire moqueur sur les lèvres et sur ce, elle reprit le mouvement dans le couloir, et Lucius reprit le contrôle en posant sa main dans son dos, marchant juste derrière elle. Elle sentait sa présence dans son dos. Elle en avait tellement conscience de cette main posée sur une partie de son corps. Elle ne put s'empêcher de déglutir.

La visite était terminée et elle finit par se retrouver dans la salle à manger. Aucune présence de Maëlyss, elle se trouvait encore seule avec Lucius. Une odeur délicieuse vient chatouiller les narines de la jeune femme et elle s'aperçu qu'elle avait une faim de loup. Elle vit qu'un repas complet les attendait sur la grande table. Un saladier dans lequel il y avait de la salade verte, un rôti de porc dans un plat, dont des tranches ont étaient délicatement coupées, avec des pommes de terres autour, et des petits légumes. Il y avait même un plateau de fromage et une salade de fruit en dessert. Bref, un vrai festin. Elle put constater que Maëlyss n'avait pas fait les choses à moitié. Un sourire se dessina au coin des lèvres en remarquant de la disposition des places sur la table. Au moins, elle sera face à lui, avec une distance respectueuse. Elle sera plus à l'aise pour savourer ce repas. Elle était malgré tout surprise par le changement radical de sa vie. Même avec l'ancien, elle prenait pas ses repas avec lui, et là elle allait manger avec Lucius. On ne la traitait pas comme une Humaine mais vraiment une personne.

Elle s'installa sur la chaise que Lucius venait de tirer pour elle, charmée malgré elle par son comportement. Elle n'entendit pas le grattement à la fenêtre alors elle le suivit du regard, curieuse et elle fut agréablement surprise de voir cette petite adorable boule de poil noire. C'était un chaton. Elle adorait ces petits animaux, et elle se rappela de son chat qu'elle avait laissé derrière elle avec son frère. Le chaton était dans les bras de Lucius. Il le prenait précieusement, et elle pouvait lire dans son regard qu'il adorait ce chaton. Elle baissa son regard sur ses mains qui caressèrent le chaton et elle en fut troublée un instant. Elle reprit ses esprits quand il fit les présentations et elle sourit.

« Il est adorable.»

Elle observa Lucius et le chaton, et son regard s'adoucit, et même un petit sourire sincère se dessina sur ses lèvres. Il se retrouva au sol, se frottant aux jambes du jeune homme tout en ronronnant avant de filer ayant trouvé une autre source de distraction. Songeuse, elle observait Lucius d'un autre regard et ce qu'elle voyait, elle appréciait. Réellement mais il gâcha tout en lui lançant un regard acéré en asseyant en face d'elle. Il la dominait. Fier, dominant et autoritaire. Le regard de la jeune femme s'assombrit. Le visage adoucit envolé, laissant place à la méfiance et l'hostilité.

« Je tiens à mettre les choses au clair. En ma présence, tu ne réponds que de moi, mais lorsque je ne suis pas là, Maëlyss me remplace dans cette maison. Je ne pense pas qu’elle te cantonne aux tâches ménagères ou quoique ce soit, mais ici, tout le monde travaille au bien-être de la maison. Tu es bien sûr libre de sortir si personne n’a besoin de toi, mais veille à prévenir au moins l’un de nous deux, même si je suis au travail. »

Installée dans une posture droite, et les mains posées sur ses genoux en dessous de la table, elle se contrôlait pour ne pas répliquer. Elle inclina légèrement la tête sur le côté en le dévisageant.

« Maëlyss me semble bien sympathique, c'est une personne agréable. Je crois bien que je l'estime beaucoup, car elle a beaucoup de courage de vouloir vivre avec vous.  »

Elle sourit, avec humour. Elle murmura d'une voix douce avant de reprendre sur un ton froid et sarcastique.

« Pour votre gouverne, le travail ne me fait pas peur. Je n'étais même pas haute comme trois pommes, que j'étais déjà plongée dans les travaux ménagers. Je n'aime pas rester inactive trop longtemps, alors ne vous faites aucun soucis, je ne ferai pas ma feignante. »Elle s'arrêta avant de reprendre d'un ton plus doux.« C'est noté, je préviendrai, je ne voudrai pas inquiéter Maëlyss, ça serait irrespectueux et méchant de ma part. »

Elle lui fit comprendre qu'elle se préoccupait seulement de Maëlyss et si elle le pouvait, elle ne le préviendrai pas, lui. Elle lui adressa un sourire mais il se fâna quand il sourit d'un air malsain. Elle frissonna

« Sache que s’il te prend l’envie de fuir, tu ne pourras m’échapper Daenerys, laissa-t-il échapper d’une voix plus caressante, pleine de menaces. Et je ne serai pas aussi clément que ton ancien propriétaire : si tu me désobéis, je ne te revendrai pas. Sois-en certaine. »

Sa voix étaient caressante, pleins de promesses et de menaces. Elle frissonna. Plissant les yeux, elle le dévisage, et elle inclina très légèrement la tête sur le côté.

« Et qu'est ce que vous me ferez si je vous désobéis? Vous allez m'enfermer?»

Elle planta son regard dans le sien, attendant sa réponse avant qu'il reprenne sur autre chose.

« Tu peux bénéficier de beaucoup de liberté si tu n’en abuses pas. J’ajouterai que si tu as des envies particulières vis-à-vis des repas, tu peux en référer à Maëlyss, c’est généralement elle qui s’occupe des courses. De même pour d’éventuelles allergies. Les visiteurs sont rares, mais si cela arrive et que ni Maëlyss ni moi ne sommes présents, je te demanderai de ne pas répondre, par mesure de sécurité, précisa-t-il. Tu peux me joindre n’importe quand en cas de problème, mais uniquement sur mon numéro privé, que je vais te donner. Si tu as besoin de quelque chose, tu peux demander à avoir un peu d’argent, ce n’est pas cela qui manque, à condition que cela reste dans la mesure du raisonnable. »

Avec calme et en l'écoutant, et sans lui demander la permission, elle tendit une main vers la carafe d'eau et en versa dans son verre en crystal. Il y avait du vin mais elle n'aimait pas tellement l'alcool, préférant de l'eau, surtout pendant les repas.

« Je n’ai aucun problème avec le fait que tu entretiennes des contacts avec l’extérieur, mais personne ne doit pénétrer cette propriété et tu devrais éviter de me mentionner comme étant ton propriétaire. Je ne suis pas apprécié par tous, comme tu dois t’en douter, et je ne voudrais pas qu’on s’en prenne à toi. Je serai particulièrement intransigeant là-dessus, est-ce clair ? »

Elle reposa la carafe et prit son verre délicatement entre ses mains avant de l'apporter à ses lèvres. Elle bu une gorgée et le reposa sur la table, aussi délicatement qu'elle l'avait pris en le prenant. Elle le regarda à nouveau, plantant elle aussi son regard dans le sien.

« Message reçu cinq sur cinq. Je n'inviterai personne à venir chez vous et je n'ai pas tellement envie de me vanter que vous êtes mon propriétaire. »

Elle soupire légèrement.

« Je peux me servir ou alors on attend que le repas se refroidit ? Je commence à avoir faim, pas vous? »

Murmura t-elle avec humour mais avec une pointe de sarcasme. Comme il l'observait, elle fit comme si elle était chez elle. Enfin, si elle était chez elle désormais. Elle prit le plat et commença à se servir en prenant la spatule. Elle prit une grosse tranche de porc et des légumes. Son assiette était très chargée. Il était amusant de voir qu'un bout de femme comme elle aussi frêle de manger autant. En général, elle passe son temps à grignoter. Elle n'arrêtait pas de manger et elle ne grossissait pas. Elle se sentit observer. Peut être qu'il était étonné. Elle s'arrêta de se servir et lui tendit le plat, le regard brillant d'amusement. Elle lui souhaita un bon appétit. Elle avait de bonnes manières, cela va sans dire. Elle s'empara de la fourchette et du couteau et commença à découper sa viande.

« Ah oui, j'ai oublié de vous dire...»

Elle planta sa fourchette dans un morceau de viande et la leva en levant les yeux vers lui, les plantant dans les yeux.

« Mon cher Lucius, je voulais vous dire de ne pas vous inquiéter, je serai aussi sage qu'un ange peut l'être.»

Elle lui adressa un grand sourire innocent tandis qu'elle sentit qu'on lui tirait les lacets de ses tennis. Pas besoin de jeter un regard pour savoir que le chaton était revenu et joué avec les lacets. Elle ne quitta pas du regard son interlocuteur aux charme dévastateur. Le jeu entre eux pouvait désormais reprendre ses droits.
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Lucius A. Lovatu
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ÂGE : 29 ans.
ACTIVITÉS : Dompteur, PDG d'un casino, gérant d'un Night Club.
ADRESSE : Une résidence à l'abri des regards indisccrets...
MessageSujet: Re: Les premiers pas d'une nouvelle vie [PV Lucius ] Dim 2 Fév - 9:46

Les premiers pas d'une nouvelle vie.
Daenerys ∞ Lucius

Il avait quelque peu l’impression d’être un agent immobilier qui présentait une maison à la vente. Ils parcoururent les différentes pièces, spacieuses et lumineuses. Il lui expliqua vaguement où elle pourrait prendre le petit déjeuner, mais également manger lorsqu’elle serait seule. Il ne s’attarda pas sur le fonctionnement des appareils ménagers et numériques : elle avait l’accès à tout et aurait bien assez de temps pour s’habituer aux quelques bijoux de technologies que refermait sa demeure. Par contre, il s’arrêta sur le fonctionnement du chauffage, qui était assez particulier, ainsi que des velux et du système de sécurité.
Oui, il avait l’impression de proposer son doux foyer à la vente. Sauf que c’était son refuge et qu’il allait maintenant le partager avec un nouvelle personne. Et pas n’importe qui. La jeune femme qu’il avait recherchée durant toute une année, incapable de vraiment la sortir de ses pensées…
Il se demanda un instant ce qui lui avait pris de l’acheter. Il était clair que cela allait lui apporter des problèmes : il était tout simplement bien trop intéressé par elle. C’était dangereux. Pour elle, pour lui. Pour eux. Et puis avoir une Humaine, franchement… N’avait-il pas toujours trouvé ce système très avant-gardiste, l’assimilant à un retour à l’esclavage ? Elle n’allait être d’aucune utilité ici. Sauf peut-être pour Maëlyss lorsqu’il lui laissait la maison un peu trop longtemps. Mais globalement, il était tout de même assez présent et s’occupait de sa demeure. C’était quelque chose à laquelle il tenait. Il avait façonné cet endroit selon ses envies et il aimait en prendre soin.
Il était conscient qu’il était presque aberrant de voir un homme de sa stature faire la vaisselle ou passer l’aspirateur. Après tout, il était riche et puissant, il aurait pu payer des domestiques pour s’occuper de tout ça. Mais il n’avait pas été élevé ainsi. Sûrement cela ferait-il jaser les médias si ça venait à se savoir…
Mais chez lui, il n’était plus un grand PDG multimilliardaire. Il était juste un homme.

Il voyait la jeune femme poser des regards curieux un peu partout. Il se demanda un instant ce qu’elle en pensait. Pas que son avis l’intéresse vraiment –sa maison était son petit bijoux et il l’aimait ainsi, c’était tout ce qui comptait- mais il était un peu curieux, il devait l’avouer. Trouvait-elle les pièces trop grandes ? Trop impersonnelles ? Trop modernes ? Il avait toujours apprécié les endroits ouverts et lumineux, où l’on se sentait bien et libre. Bien sûr, les touches de modernité ne manquaient pas –n’y avait-il pas une télévision incurvée ?- et l’endroit pouvait paraître froid au prime abord. Mais il n’en était rien. C’était bien rangé, mais la vie ne manquait pas et toutes les pièces étaient marquées par sa présence et celle de Maëlyss. Le meilleur exemple était certainement les cadres photos au-dessus de la cheminée. Ils ne passèrent que rapidement devant, mais on pouvait nettement l’apercevoir aux côtés de ses deux frères, souriant et naturel, ou bien posant avec ses deux parents lorsqu’il était plus jeune…
Finalement, ils parvinrent à l’étage. Ils s’arrêtèrent devant une porte et Lucius l’ouvrit, jaugeant la réaction de Daenerys. Elle resta figée quelques secondes, peut-être un peu surprise. Sûrement ne s’attendait-elle pas à avoir une chambre pour elle seule ? Son geste était-il si surprenant ? Cela l’amena à se questionner sur la façon dont elle avait été traitée par son ancien maître…
Il le retrouvait. Il n’en doutait pas une seule seconde.
Mais elle finit par s’avancer et parcourir la chambre, observatrice. La sincérité de ses propos lui arracha un sourire en coin. Il était étrangement satisfait que cette pièce lui plaise. Lui-même l’appréciait beaucoup, en tous cas plus que la première chambre d’amis. Après tout, la jeune femme allait y passer du temps, alors autant qu’elle s’y sente bien…
Il ne pénétra pas dans la chambre. Il en connaissait chaque recoin pour y avoir fait le ménage de nombreuses fois, mais maintenant qu’il lui avait clairement signifié que cet endroit était sien, il préférait lui montrer que c’était réellement le cas. Leur cohabitation n’en serait que plus agréable. S’il se plaçait déjà comme le maître incontesté des lieux et se permettait de violer son intimité, cela allait être totalement contreproductif. Il désirait la posséder, il ne s’en était jamais caché, mais il ne voulait pas qu’elle se sente emprisonnée ici. Cette demeure était un terrain neutre. Il y était très attaché. C’était son refuge, et il ne voulait pas que ce dernier se transforme en poudrière prête à exploser et emplie de tensions sous-jacentes. S’il s’y sentait aussi bien, c’était tout d’abord car cela ne ressemblait pas à son bureau, qu’il s’y trouvait apaisé et calme, mais qu’en plus, il n’y côtoyait que des gens qu’il appréciait réellement.

Il précisa tout de même que son bureau était strictement interdit d’accès. La remarque de la jeune femme, pleine d’ironie et clairement moqueuse ne lui fit ni chaud ni froid. Essayait-elle sciemment de le provoquer ? Il n’en était pas sûr. Il nota avec amusement qu’elle croyait qu’il y cachait des dossiers top-secrets… C’était le cas, bien entendu. Mais ce n’était pas la raison pour laquelle il voulait que personne n’y pénètre. Bien sûr, ces rapports « sensibles » et traitant de ses nouvelles idées devaient rester en lieu sûr –l’espionnage industriel était monnaie courante dans tous les milieux- mais il ne s’était jamais inquiété pour eux : il les avait écrits et cryptés de manière à ce qu’il soit le seul qui puisse les relire.

Ils redescendirent et il put la sentir se tendre légèrement quand sa main vint se poser dans le bas de son dos. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, il sentait bien qu’elle n’était pas insensible à sa proximité. Tout en elle traduisait son trouble, même si elle en cachait plutôt bien les symptômes la plupart du temps. Il espérait juste que ses réactions soient motivées par un désir réel et bien enfoui, plutôt que la peur, qu’il avait pu entrapercevoir dans ses prunelles lorsqu’il se montrait un peu trop direct dans son approche.
Quelques minutes plus tard, Daenerys était installée à table et lui récupérait son vagabond de chaton dans ses bras. Les paroles pleines de sincérité de l’Humaine amenèrent un sourire en coin à ses lèvres, qui n’était ni sarcastique, ni moqueur. Effectivement, Smarties était adorable. Mais ce moment presque doux se brisa lorsqu’il lui jeta un regard soudainement beaucoup plus sérieux. Il s’assit en face d’elle et mit au clair toutes les choses qui lui semblaient importantes, n’hésitant pas un seul instant à se montrer quelque peu menaçant.
Qu’elle n’en doute pas une seule seconde.
Si elle s’enfuyait, il la retrouverait, dusse-t-il parcourir le pays entier pour cela.

Le sourire doux de la jeune femme fondit comme neige au Soleil, et son regard devint plus sombre. Mais il continua sur sa lancée, imperturbable. Ses lèvres se courbèrent en un rictus, à l’écoute des paroles de la jeune femme. Clairement, elle lui signifiait qu’elle portait bien plus de considérations à Maëlyss qu’à lui et au final, ce n’était pas plus mal. Il faisait cet effet-là à la plupart des gens qui venaient ici, même s’ils n’étaient guère nombreux : il paraissait tellement intimidant et autoritaire que Maëlyss s’attirait immédiatement la sympathie de ses hôtes.
Outch ! La petite pique que l’Humaine lui envoya firent pétiller ses yeux d’amusement. Espérait-elle le provoquer en exposant son point de vue à voix haute ? Bien sûr que Maëlyss était courageuse de vouloir vivre avec lui. Il se savait parfois insupportable –même ici alors qu’il était pourtant bien différent- car il lui arrivait d’avoir du mal à faire la transition entre le travail et la maison. Maëlyss avait également son caractère : même si sa douceur égalait sa gentillesse, elle n’en était pas moins une femme directe qui osait le remettre à sa place quand il allait trop loin. Mais ils fonctionnaient vraiment bien ensemble et formaient un duo efficace : sans elle, jamais il n’en serait arrivé là, il en avait terriblement conscience. Elle avait été un soutien moral et mental indéfectible, elle s’était toujours tenue à ses côtés et elle avait partagé ses peines et ses joies, ses succès et ses échecs. La voie de la réussite était pavée d’obstacles et exigeait parfois de lourds sacrifices. Mais elle avait eu les épaules pour le supporter –dans tous les sens du terme.

« Effectivement, c’est une femme courageuse. » approuva-t-il sans la moindre ironie.

Peut-être que ce sujet s’apparentait plus à de la provocation pour son interlocutrice, mais pour lui, c’était quelque chose de très sérieux.
Ainsi, le travail ne lui faisait pas peur ? Mais il ne comptait pas la ménager. Il laissait juste sous-entendre qu’elle n’aurait pas grand-chose à faire, même si elle aidait cette chère Maëlyss. Cette petite avait du répondant, décidément. Et il voyait bien qu’elle se préoccupait seulement de l’unique autre femme de la maison. Au moins, il était certain qu’elle ne causerait pas du tort à cette dernière, et c’était une bonne chose.
Qu’on s’en prenne à lui était une chose. Qu’on s’en prenne à Maëlyss en était une autre.

Mais Lucius se fit soudainement un peu plus menaçant, délaissant son amusement pour un peu plus de sérieux. Il la vit frissonner et en ressentit une certaine satisfaction. Malgré le ton provocateur de ses paroles, il voyait que ses propres mots avaient un impact sur elle. Peut-être commençait-elle à comprendre…

« Ce que je ferai si tu me désobéis ? Hum… fit-il mine de réfléchir, abandonnant son air menaçant. T’enfermer… Non. Quel intérêt ? Tu n’es pas un animal de compagnie –et même à ces derniers, je n’imposerai jamais l’enfermement comme punition. »

Il sourit, calculateur, dévisageant la jeune femme avec intensité.

« Tu ne me désobéiras pas, donc cette question n’a plus aucun sens. »

Sa voix était redevenue caressante, dangereuse. Il avait bien des moyens de lui faire payer sa désobéissance. Un nombre incalculable même. Mais la punir n’aurait aucun intérêt, ou du moins, pas de la manière dont elle imaginait les châtiments possibles.
Elle se servit de l’eau alors qu’il parlait, mais il ne releva pas le geste. Il n’était pas un tyran. L’interdire ne tout ne servirait à rien. Et le repas ne devait pas devenir un moment de conflit. Elle était ici chez elle à présent, presque au même titre que lui.
Presque.
Il ne savait pas comment les Humains étaient nourris à Human For Sale, ni même s’ils l’étaient tout court. Sûrement n’y avaient-ils pas libre accès. Après tout, ils étaient considérés comme de vulgaires marchandises. Pas comme des êtres vivants.

Il fut satisfait par sa réponse. Si elle ne voulait pas dire qu’il était son propriétaire, tant mieux. Sa sécurité n’en serait que meilleure. Néanmoins, ses paroles avaient quelque chose de provoquant… Mais il y resta insensible. Cherchait-elle sciemment à le défier ? Peut-être… Mais ce petit jeu avait assez duré à Human For Sale.
Il approuva ses paroles un brin sarcastique d’un hochement de tête. Effectivement, le repas allait refroidir, s’ils ne se dépêchaient pas un minimum. Il la remercia tout naturellement quand elle lui tendit le plat, notant avec amusement qu’elle semblait avoir bon appétit. Au moins, elle ne se laisserait pas mourir de faim. Prendre quelques kilos ne lui ferait pas de mal non plus, pensa-t-il en lui souhaitant à son tour bon appétit. Elle semblait un peu trop fragile…

Il se servit et se stoppa net pour la jauger du regard quand elle rouvrit la discussion. Un sourire amusé effleura ses lèvres. Aussi sage qu’un ange pouvait l’être ? Elle était clairement ironique. D’après ce qu’il avait vu d’elle, elle était loin d’être un ange… Et son attitude provocatrice le démontrait parfaitement. Mais il aurait tout le temps de la connaître à présent.
Car après tout, peut-être qu’une entité céleste se cachait quelque part derrière ces prunelles pleines de mystères ?

Mais pour l’instant, elle voulait jouer… Il reposa le plat avec calme, saisissant la bouteille de vin. Il avisa l’étiquette d’un œil distrait avant de la reposer. Maëlyss avait toujours su choisir le vin. Puis il planta son regard dans celui de la jeune femme.

« Me provoquer ouvertement ne t’amènera rien de bon, Daenerys. Mais fais-donc, ton attitude m’amuse. »

Un sourire provocateur s’étira sur ses lèvres. Désirait-elle vraiment que le jeu reprenne ? Elle ne lui accordait aucun répit… Mais n’était-ce pas justement cette façon de se mettre consciemment en danger qui la rendait si attirante ?
Il allait ajouter quelque chose quand son téléphone sonna. En temps normal, il aurait raccroché, jugeant que téléphoner en plein de repas était le comble de l’impolitesse. Surtout qu’on le dérangeait à nouveau dans une joute verbale des plus intéressantes et prometteuses…
Mais cette sonnerie, un extrait de musique classique, il l’aurait reconnue entre mille. C’était sa mère qui l’appelait. Et il était de notoriété publique, dans sa famille, qu’il lui portait une affection et une dévotion sans faille. D’ailleurs, elle ne l’appelait jamais en journée car il travaillait. Il lui avait souvent dit qu’elle pouvait le contacter n’importe quand : il se fichait bien d’être en train de parler au Président, elle était celle qui comptait le plus et il prendrait son appel quoi qu’il arrive. Mais bien sûr, elle avait toujours pris sur elle pour l’appeler tard le soir, remettant à plus tard ses problèmes ou bien juste son désir de lui parler… Sa mère était trop douce et attentionnée.
Par automatisme, il se leva, reportant son regard un peu troublé vers son interlocutrice. En quelques instant, il était passé du statut d’homme provocateur et menaçant à celui d’un enfant inquiet pour sa mère.

« Excuse-moi, c’est important. Je pense que tu l’as compris, mais fais comme chez toi. Je serai en haut. »

Et il gagna sans plus de cérémonie l’escalier en décrochant son portable personnel. La voix de sa mère heurta son ouïe et il s’autorisa un véritable sourire. Sincère. Tout simplement heureux.

« Salut maman. »

Il monta et s’enferma dans son bureau, oubliant totalement le repas qui l’attendait encore dans son assiette. Il n’y avait plus qu’elle qui comptait. Combien de temps passèrent-ils au téléphone ? Il n’aurait su le dire. Ils parlèrent de tout, il s’inquiéta naturellement de sa santé et elle fit de même pour la sienne. Les sujets de conversation s’enchainèrent, des plus bénins –le travail, la maison-le temps à New-York, ses activités- aux plus sérieux –tout ce qui concernait la famille.
Et finalement, quand il raccrocha et se laissa tomber sur le fauteuil de son bureau, la nuit était déjà tombée dehors. Il se demanda un instant ce qu’avait fait Daenerys et si Maëlyss était rentrée. Soupirant, il délaissa son confortable siège pour s’apercevoir qu’un petit mot avait été glissé à son intention sous la porte close. Il le ramassa avec un sourire, touché par l’attention de cette femme qui partageait sa vie depuis si longtemps.

Je suis rentrée des courses et Dany m’a aidée à me mettre un peu d’ordre dans la maison. Nous avons dîné sans toi. Il y a des restes du repas de ce midi dans le micro-onde si tu veux te restaurer. Passe le bonjour à Madame Lovatu pour moi et fais-moi le plaisir de manger un bout.

Elle était un véritable ange-gardien…

Il sortit du bureau d’un pas calme et passa devant la porte de la chambre de son Humaine… Il s’arrêta devant, promenant son regard sur la porte close, comme s’il pouvait voir au travers. Il s’approcha lentement et perçu enfin des bruits étranges, comme si quelqu’un se débattait.
Son ouïe lui jouait-elle des tours ?
Il posa sa main sur la poignée. Il s’était promis de ne jamais entrer sans le consentement de la jeune femme… Alors devait-il réfréner son inquiétude en se persuadant qu’il avait rêvé ou bien aller au bout de son geste ?

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Les premiers pas d'une nouvelle vie [PV Lucius ]

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