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when we are just together, all is different (LACHLAN)

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MessageSujet: when we are just together, all is different (LACHLAN) Ven 30 Aoû - 22:00

il y a pas grande différence entre esclave et prisonnier

Il est 8h quand tu regardes l’heure sur ton réveil. Tu ne sais pas pourquoi mais depuis que tu es petite tu te lèves toujours tôt et tu te couches toujours tard. En fait c’est parce que tu as peur du noir, depuis que t’as l’âge de te prendre une baffe. Tu sais jamais ce qui va te tomber dessus dans le noir, tu sais jamais ce qu’il va t’arriver. Tu ne vois pas où tu mets les pieds et tu risques à tous les coups de tomber. Alors le noir tu ne supportes pas. Sauf qu’à vingt ans on ne peut plus dormir avec une veilleuse alors on essaye de ne pas dormir. Tu te lèves doucement et tu enfiles ton peignoir beige en soie. Le tissu glisse sur ta peau comme une caresse. Elle est douce, elle est agréable. T’aime bien ce peignoir. Tu te regardes dans le miroir pour voir si la trace rouge qu’il y a sur ta joue se voit encore. Elle a légèrement bleuis dans le centre mais avec un peu de maquillage elle disparaitra. Et d’ici deux jours on ne verra plus rien. Pourquoi il t’a encore frappé ? Simplement parce que tu as osé donner ton opinion sur cette situation merdique dans laquelle vous êtes tous.

Oui vous avez cette grande maison, avec sa piscine, sa terrasse et son jardin immense dans lequel on ne va jamais. Mais à quel prix ? Tu ne vis pas ici. Tu es comme prisonnière dans ta cage doré. Evidement tu ne te plains pas. Il y a pire que toi. T’as envie de pleurer quand tu penses à la gamine que tu as croisée hier. C’était l’humain de la fille de tes voisins. La fille de tes voisins ? 12 ans. Son humaine ? 14 à peine vu sa taille et sa morphologie. Obligée de répondre aux demandes de l’autre peste. Et tu sais à quel point elle peut-être peste. T’as de la pitié pour cette pauvre fille, pas celle des voisins. Non l’autre.  Mais tu te retiendras bien d’en faire part à tes parents. Il s’achèteront peut-être une nouvelle fille remarque.

Tu quittes le miroir pour prendre le chemin de la salle de bain, tu ne sais pas si il y a quelqu’un à la maison. Ça t’étonnerait. Ton père travail et ta mère aussi. Il doit aller distribuer des coups – comme il ne sait faire que ça – à ceux qui ne le mérite pas. Et elle, elle, elle doit décider si le rose va bien avec le beige ou si le marron irait mieux. Styliste. Lachlan est peut-être déjà là, il arrive assez tôt mais tu ne retiens jamais l’heure. Tu rentres dans la salle de bain et ouvre le robinet, tu t’asperge le visage d’eau froide et l’essuie avec une serviette. Comme ça ne te suffis pas tu retires tes vêtements et te glisses sous la douche que tu programmes au plus froid possible. L’eau picote ta peau là où elle la touche. Peu à peu tu t’habitue à cette fraicheur et tu commences à te détendre. Tu fermes les yeux et tu restes longtemps ainsi, à laisser couler l’eau sur ta peau nue. Puis au bout d’un certain temps tu te réveil et ferme le robinet d’eau froide. Tu sors, te sèche et enfile de nouveau ta chemise de nuit. Elle est rose pale et t’arrive à mis cuisse, douce comme ton peignoir. Tu attaches distraitement tes cheveux et tu sors de la salle de bain. Tu gardes tes pieds nus sur le carrelage blanc qui recouvre le sol de pratiquement toute la maison. Tu as toujours aimé la fraicheur. Ça soulage là où les coups brûlent.

Tu pénètre dans la cuisine et tu vois celui qui est censé être ton esclave. Il t’a préparé ton petit déjeuner comme tous les matins. Combien de temps es-tu resté sous la douche ? Une heure d’après l’horloge de la cuisine. Il te connait parfaitement et sait bien que tu ne manges rien le matin. Un thé et deux biscuits t’attendent sur la table. Tu prends la tasse et l’entoure de tes doigts. Ça parait tellement futile de préparer un thé que tu pourrais le faire toi-même. Seulement voilà, ça t’es interdit. Tu souffles sur la tasse avant de relever le visage et de sourire à Lachlan « Merci. Tu vas bien ce matin ? »

Tu sais que tu n’as pas à lui dire merci, il sert à ça. Il est là pour ça. Mais pour toi il est comme ton ami. Tu as été réticente au début, tu ne voulais pas de lui. Tu préféré être seule plutôt que de réduire quelqu’un en esclavage. Puis finalement tu t’es habitué à sa présence et tu l’apprécies. Il est ton ami, il te donne cette sensation de liberté que tu n’as pas ici. Tu bois une gorgée de thé et tu continue de lui sourire « prend toi une tasse et un biscuit. Tu es là depuis combien de temps ? »

Si ton père te voyait, tu te prendrais une baffe et lui il serait renvoyé sur le champ. Tu ne pourrais pas t’y opposer bien entendu sous peine de finir noyée dans le fond de la piscine. Pourtant il est devenu ton ami, ta seule compagnie.  « Que faisons-nous aujourd’hui ? »

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J. Lachlan Owens
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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Sam 31 Aoû - 13:15


when i've been down in the dirt.

Tu t’étais tiré de tes draps en grognant. Et, à demi-somnambule, tu t’étais glissé jusqu’à chez elle. Pour tenter d’arriver avant son réveil, peut-être. Etre présent lorsqu’elle aurait besoin de toi. Tu t’es débarrassé de ta cigarette avant d’entrer. Et tu as passé les portes de cette prison dorée. Dans un silence presque parfait. Tu t’es glissé, sur la pointe des pieds, jusqu’à la cuisine. Tu as fait couler l’eau dans la théière électrique. Pour lui faire du thé. Parce que le matin, c’était le peu qu’elle prenait. Avec quelques biscuits que tu as déposés sur le bord de la soucoupe. Tu t’es appuyé sur le bord du meuble, doucement, en attendant. Tu as prêté l’oreille aux bruits environnants. La théière, l’eau qui coule. Un moment. Le bruit du sèche-cheveux. Tu l’imagines réveillée. Ses cheveux blonds détrempés, dégoulinant dans le bas de son dos. Et dire que, au départ, tu la craignais presque. Tu te souviens de la panique. De l’angoisse lorsque tu les avais rencontrés. Sa famille. Son père, les yeux plein de monstruosités. Sa mère, trop bien habillée. Tu devais faire tellement tâche, à côté. Toi, perdu dans tes fringues abîmées, à côté d’une richesse à peine mesurée. Parfois, tu as encore du mal à comprendre pourquoi ils t’ont acheté. Pourquoi toi, alors qu’ils y en avaient tant qui semblaient bien plus parfaits. Peut-être que tu ne devais pas t’en soucier. Peut-être dois-tu te laisser aller sur l’instant présent, meubler les moments de solitude. Ne pas te laisser aller à la lassitude. Te rendre indispensable, probablement. Pour ne pas avoir l’impression d’être oublié réellement.

Tu as relevé la tête en entendant son souffle, perdu dans tes pensées. Tu lui as adressé un bref bonjour, un signe de tête. Rester poli. Ne pas te faire détester. Elle t’adresse un sourire, que tu lui retournes aussitôt. « Merci. Tu vas bien ce matin ? » Merci. Tu aimes bien sa politesse. Sa légère chaleur dans cette maison glacée et sans couleur. Elle semble s’enquérir de ton état. Peut-être fait-elle semblant d’y accorder un minimum d’importance. Tu ne sais pas. Tu en doutes un peu, quelque part. Peut-être que tout ça, elle le pense vraiment. « Oui, ça va. Tu .. Vous avez bien dormi, .. Mademoiselle ? » Tu es hésitant. Tu ne comprends qu’à peine ce jeu de pronoms, cette fausse hiérarchisation. Tu te sens comme dans un film. A réciter un rôle que tu n’as jamais maîtrisé. « Prend toi une tasse et un biscuit. Tu es là depuis combien de temps ? » Tu t’es exécuté. Parce que tu avais à peine mangé. Trop à la ramasse pour prendre le temps de déjeuner. « Oh .. Pas très longtemps. Une demi-heure, tout au plus, il me semble .. » Tu as trempé tes lèvres dans la tasse blanche, observant un instant l’étrange contraste avec tes doigts tatoués. « Que faisons-nous aujourd’hui ? » Tu as relevé la tête vers elle, un instant. Et tu as souri, un moment.

« On peut s’échapper d’ici. On peut jouer de la musique, on peut transgresser les règles établies. On peut s’inventer de nouvelles frontières à franchir, de nouvelles barrières à détruire. On peut croire qu’on est libre, qu’on existe vraiment. Pas seulement dans nos têtes, pas au détour de nos rêves les plus ardents. On peut faire tout ce qu’il vous plaît, Maddy-Lane. » Tu t’es tu, alors. Tes dents ont croqué dans le biscuit, alors que tu lui jetais un léger regard. Tu t’exécuterais, peu importe ce qu’elle te demandait. Tu imagines. Peut-être ne te laisserais-tu pas aller à toutes sortes de folies, tout de même. Peut-être devrais-tu te laisser aller. Parce que ses parents devaient être, comme souvent, loin de ces murs. Tu l’ignores, et tu crains de faire des bêtises. De tout faire foirer, comme tu t’y es toujours si bien appliqué. « On peut aller fumer, tout simplement. » Tu ignorerais presque ce qui lui conviendra. Mais tu imagines qu’elle voudrait profiter de sa liberté, une nouvelle fois. Tu penses qu’elle souhaite parler de choses qui ne doivent jamais être nommées dans ce monde-là. Peut-être qu’elle voudrait juste effleurer du bout des doigts ton monde à toi. Qui sait. Qui sait ce qu’elle voudra.



Dernière édition par J. Lachlan Owens le Sam 31 Aoû - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Sam 31 Aoû - 14:33

il y a pas grande différence entre esclave et prisonnier

Tu souris quand il te vouvoie. T’as l’impression de devoir lui répéter tous les matins qu’il n’a pas à faire ça. Tu ne supportes pas cette supposer marque de pouvoir que le vouvoiement. C’est tellement rabaissant. Si on emploie le vouvoiement c’est pour quelqu’un qui est votre supérieur ou bien plus âgé que vous. Hors tu ne perçois pas Lachlan comme étant ton inférieur et il est plus âgé que toi.  « Je t’ai déjà dis ne pas me vouvoyer. » Tu ne peux pas t’empêcher de lui adresser un sourire. Il doit te trouver bien étrange parfois, toi qui es si différente des autres. Des fois tu te demandes si tu ne t’es pas trompé d’époque ou même de famille tout simplement.

Tu te demandes ce  que tu fou ici, au milieu de ces fous qui réduisent leurs congénères à un simple esclavage.  « On peut s’échapper d’ici. On peut jouer de la musique, on peut transgresser les règles établies. On peut s’inventer de nouvelles frontières à franchir, de nouvelles barrières à détruire. On peut croire qu’on est libre, qu’on existe vraiment. Pas seulement dans nos têtes, pas au détour de nos rêves les plus ardents. On peut faire tout ce qu’il vous plaît, Maddy-Lane. » Tu souris encore quand tu le regardes. Parce que finalement tes parents pour une fois ne se sont pas trompés en le choisissant lui. Il t’a comprit rapidement, tu avais tellement peur de tomber sur une fille toute frêle et trouillarde qui n’aurait jamais accepté ne serais-ce qu’une fois de te tutoyer. Pourtant Lachlan lui accepte tout tes caprices même ceux qui peuvent lui valoir très gros. Tu vides ta tasse d’une traite et la met dans le lave vaisselles avant de t’asseoir sur le plan de travail de la cuisine. Tu laisses tes jambes pâles se balancer dans le vide. « Et appelle moi Maddy d’accord ? » Il n’y a que ton père qui t’appelle Maddy-Lane et c’est seulement après que t’ai fais une connerie. Le reste du temps il t’appelle pas, à se demander si il se rappelle qu’il a une fille. Et dire qu’il se demande encore pourquoi ton frère s’est barré dès qu’il a pu. Il a prit le premier avion qui passait et il s’est tiré en France et depuis vous n’avez plus de nouvelles. Tu lui en as voulu mais maintenant tu ne lui en veux plus.

« On peut aller fumer, tout simplement. » Un sourire s’étire sur tes lèvres. Tu ne fumes jamais, enfin pas souvent et tu dois bien avoir un vieux paquet de cigarette qui moisit sous ton lit à peine entamé. C’est limite si tu arrives à te servir d’un briquet sans te brûler. « Tu pourrais m’apprendre à rouler les cigarettes pour commencer » Tu dis ça en rigolant parce que tu sais le massacre que ça va être. T’as déjà essayé une fois et tu n’avais pas retenue cette éternuement qui avait valu une pluie de tabac dans toute la pièce.  « Après on pourrait regarder un film, manger ce qui traîne dans le frigo. Ou même commander un truc comme ça tu n’auras pas besoin de préparer quelque chose. Un truc qui se mange dans le carton avec des couverts en plastiques et on n’aura qu’à jeter tout comme ça. Puis un petit plongeons dans la piscine, elle ne sert jamais. C'est triste je trouve. Et de la musique. » Tu souris car cette simplicité te rend heureuse. Toi qui ne sais même pas faire des pâtes tu comprends pourquoi tes parents ont insistés pour ne pas te laisser seule. Mais s’ils pouvaient voir comment tu traite leurs cadeau ils feraient une attaque. Pourtant tu t’en moques, le jeune homme qui se trouve devant toi est plus ton ami que ton domestique. Tu n’es jamais trop allé dans les lieux exposés avec lui car tu ne voulais pas avoir à te comporter comme tous ces cons. « Je te laisse commander à manger. Prend ce que tu veux. Je vais enlever ce pyjama et après tu m’apprends à rouler une cigarette sans en mettre partout. »

Tu retournes vers ta chambre pour te défaire de ta chemise de nuit. Tu ouvre la penderie et prend une robe en flanelle bleue ciel. Tu retournes dans le salon au moment où il raccroche le téléphone et tu souris comme toujours. Tu ne souris jamais autant que dans  sa compagnie. Tu te demandes comment il te perçoit ? La fille de riche pourrie gâtée à qui il doit obéir ? L’idiote qui n’a toujours pas comprit les nouvelles règles de la société ? La fille du dompteur ? Ou son amie ? Tu espère que c’est la dernière solution qui vient à Lachlan quand il pense à toi. Tu te rapproches de lui, attrape sa main tatouée qui jure avec la tienne, pâle et immaculée. Tu le tire vers le canapé, le force un peu à s’asseoir et te met à côté de lui.
Après de laborieuses minutes tu as enfin réussis à rouler une cigarette, elle ne ressemble pas vraiment à une cigarette et ça te fais plutôt rire. Tu l’allumes maladroitement, prend un bouffé de cette drogue douce et te laisse tomber sur l’épaule de Lachlan. Tu gardes la cigarette dans la bouche et attrape la main sur jeune homme que tu regardes. T'aime bien les dessins sur sa peau, tu trouves que c'est une manière de montrer une partie de personnalité à l'extérieur. « J'aime bien tes tatouages, ça t'as fais mal ?  »


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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Dim 1 Sep - 20:00


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« Je t’ai déjà dit ne pas me vouvoyer. » Sa remarque t’arrache un sourire, à toi aussi. Elle te l’a déjà dit, c’est vrai. Des centaines, peut-être des milliers de fois. Mais tu tâtes toujours un peu le terrain, à chaque fois. Comme si tu ne pouvais pas plonger directement dans ce monde-là. Et tu réalises, alors. Tu réalises la chance d’être à elle, dans ces moments-là. Chance que d’autres n’ont probablement pas. « Et appelle moi Maddy d’accord ? » Tu hoches la tête. Elle s’était installée sur le plan de travail, après avoir posée sa tasse dans le lave-vaisselle. Tu as fait de même, finissant la boisson chaude. Maddy. Maddy-Lane. Tu aimes bien les consonances. La sensation de tes cordes vocales qui dansent. Maddy-Lane. Tu imagines les souvenirs désagréables qui lui étaient associé. Peut-être était-ce la raison pour laquelle elle ne voulait pas en entendre parler. Charmantes sonorités gâchées. Mais ce n’est plus à toi de décider. Pas sur ce qu’elle désirait.

Alors tu lui proposes tes idées. Un sourire s’étire sur ses lèvres. « Tu pourrais m’apprendre à rouler les cigarettes pour commencer. » Tu as gentiment pouffé avec elle. Amusé. Refuser ce qu’elle te demandait ne t’était même pas venu à l’idée. Et pourtant, peut-être que tu aurais dû y songer. Probablement qu’on ne s’était pas intéressé à toi pour lui apprendre à prendre toutes les substances qui traînaient. « Après on pourrait regarder un film, manger ce qui traîne dans le frigo. Ou même commander un truc comme ça tu n’auras pas besoin de préparer quelque chose. Un truc qui se mange dans le carton avec des couverts en plastique et on n’aura qu’à jeter tout comme ça. Puis un petit plongeon dans la piscine, elle ne sert jamais. C'est triste je trouve. Et de la musique. » Tu as hoché la tête, appuyé sur le meuble de la cuisine. « Ca me semble être un bon programme. On prend une pizza ? Comme ça, on s’emmerdera même pas avec des couverts qui nous cassent entre les doigts. » Tu souris encore. Comme si soudain, le temps s’était arrêté. Comme si tes soucis n’étaient soudain plus que l’irréalité. « Je te laisse commander à manger. Prend ce que tu veux. Je vais enlever ce pyjama et après tu m’apprends à rouler une cigarette sans en mettre partout. » Tu acquisses, murmurant un léger ok. Et tu l’as laissée disparaitre de la cuisine, dans sa chemise rosâtre. Tu en as profité pour emprunter le téléphone du salon, et as tapoté consciencieusement le numéro de la pizzeria. Tu as commandé la première chose qui te venait à l’esprit, une margarita. Parce que tu n’avais pas envie de réfléchir, de t’embêter à chercher un truc qu’elle n’aimerait peut-être pas. Et toi non plus, par la même occasion.

Et alors que tu raccrochais, elle a débarqué dans le salon. Robe bleue, cette fois-ci. Tu as discrètement souri. Ses doigts se sont saisis des tiens, alors qu’elle te tirait sur le canapé. Elle s’est installée à tes côtés, alors que tu te relevais un instant pour attraper ton paquet et tes feuilles à rouler dans la poche arrière de ton jean. Tu lui en as tendue une, avant de lentement lui montrer. Tu l’as regardée rouler la sienne, amusé. « Va falloir s’entraîner, je crois .. » Tu l’as doucement chuchoté, avant de lui piquer son briquet, pour enflammer la tienne et en savourer doucement une bouffée. « Mais j’pense qu’un jour, tu y arriveras. Et peut-être mieux que moi. » Sa main tient la tienne. Tes yeux se sont posés sur ce contact qui vous unissait. Sur sa peau pâle, délicate. « J'aime bien tes tatouages, ça t'a fait mal ? » Tu as haussé les épaules. « Ca dépend où tu les fais, tu sais. J’ai un peu serré des dents pour certains, mais j’avais la satisfaction de pouvoir les faire, alors .. C’est probablement moins douloureux de cette manière. » Tu as souris encore, avant de ramener sa main au niveau de tes yeux, un instant. « Ça te tenterait .. ? J’veux dire .. T’aimerais en avoir un ? » Tu l’as questionnée, après avoir retiré ta cigarette d’entre tes lèvres. Pour mieux articuler. Tu te doutes qu’avoir la peau encrée ne doit pas faire partie des mœurs de sa société. Et si elle le faisait ? Et si un jour, toute votre complicité était découverte ? Tu n’as pas le temps d’avoir peur. Tu n’en ressens pas l’utilité, à vrai dire. Ce ne sera qu’une autre histoire ratée. « Ca ne te semble pas étrange, parfois, d’appartenir à un monde comme celui-là ? De vivre dans une cage dorée, sans réellement savoir ce qui se déroule au pied de chez toi ? » Tu questionnes. Probablement que ce n’est pas à toi de faire ça. Que tu n’as pas ta place dans tout ça. Mais pourquoi pas. Pourquoi, avec Maddy, ne pas tenter ces choses-là ?

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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Lun 2 Sep - 10:57

il y a pas grande différence entre esclave et prisonnier

Tu ne peux pas t’empêcher de rigoler quand il te confit qu’il pense que tu y arriveras. Avec beaucoup d’entraînement alors car pour le moment l’échec est cuisant. Mais tu t’en fiche, la cigarette te détend. Peu à peu tu sens tes muscles qui se relâchent et tu te sens bien. Tu sens le souffle de Lachlan contre ton épaule, le rythme léger de sa respiration qui fait se soulever ses épaules. « Ça te tenterait .. ? J’veux dire.. T’aimerais en avoir un ? »

Tu prends une autre bouffée de cigarette recrache la fumée doucement avant de retirer la cigarette de ta bouche pour lui répondre. « Je ne sais pas vraiment… peut-être. tu m'aiderais à choisi?  » Evidemment tu ne le ferais jamais mais tu dis ça en plaisantant. ça serais perçut comme une forme de rébellions. Tu as arrêté d’avoir un avis sur les choses. En fait t’as surtout arrêté de défier tout le temps la société. T’as peur des retours. Comme s’il pouvait lire dans tes pensées il lâche la question fatale. Evidemment tu sais que vous n’êtes que tous les deux et que personne ne peut vous entendre. Tu peux dire ce que tu veux mais tu ne sais pas quoi répondre. On ne t’a jamais posé cette question même si ta réponse t’apparaissait claire, elle est plus dire à dire à présent.  « Ca ne te semble pas étrange, parfois, d’appartenir à un monde comme celui-là ? De vivre dans une cage dorée, sans réellement savoir ce qui se déroule au pied de chez toi ? » Tu soupires de lassitude.  Tu t’assois un tailleur sur le canapé et tu passes tes doigts sur ta joue douloureuse. « On s’habitue. Ça c’est ce que j’aimerai pouvoir te dire. Dans mon cas on n’y arrive pas. Alors on relativise, on se trouve des instants de libertés. Et on se dit que cette fausse liberté vaut bien quelques coups. T’apprends à ne pas regarder en bas de chez toi… » T’as jamais parlé avec quelqu’un de ton père, t’as jamais dis qu’il posé la main sur toi à quelqu’un. En dehors de ton meilleur ami personne ne le sait. Tu t’appliques à le cacher de la manière la plus efficace qui soit. Mais avec Lachlan t’as cette impression que t’as le droit de dire ça. Que ce n’est pas interdit. Pourtant ça l’est. Mais quand vous êtes ensemble, ce n’est pas ce que tu passes ton temps à faire ? Défier l’interdit ? Faire ce que vous n’avez pas le droit de faire ? Il ne devrait même pas être là à côté de toi à fumer à tes côtés. Pourtant vous faite tous ça. Alors avec lui tu peux te permettre l’espace d’un instant d’avoir l’impression d’être faussement libre ?

« Quand tu rentres le soir tu retrouves ta liberté. Tu pourrais venir m’assassiner si tu le voulais, tu serais totalement libre après. Tu pourrais te tirer allé où tu veux si j’étais plus là. »  Tu entends la sonnette, ça doit être le livreur, tu le lèves en laissant le jeune homme sur le canapé. Tu ouvres la porte, tend un billet au livreur et prend la pizza, il n’a pas le temps de demander pourquoi ce n’est pas ton humain qui ouvre que tu lui a déjà claqué la porte au nez. Tu rapportes la pizza avec un couteau et un rouleau de sopalin et tu les déposes sur la table basse du salon avec un sourire. Tu reprends ta place. « Mais quitte à vivre dans cette enfer, je suis heureuse que ça soit en ta compagnie. » Tu ne sais pas s’il prendra ça sérieusement car finalement vous ne vous connaissez pas tellement.

Tu sais juste qu’il aime la musique, qu’il fait tout ce que tu aimerais faire. Tu sais justes qu’il est arrivé ici un matin et que tes parents te l’on offert comme on offre un chat ou un chien, qu’il ton offert de la compagnie. T’avais envie de leur dire que t’avais suffisamment de compagnie mais c’était faut. A part Keth ? Qui est réellement ton ami ici ? Enfin ; avec qui as-tu réellement envie d’être ami ? Tu ne connais rien de Lachlan. En fait c’est avec lui que tu aimerais être réellement ami, mais ça tu ne peux pas. T’as pas le droit. C’est avec lui que t’aimerais faire la fête, raconter tout et n’importe quoi et aller à la plage. « Et toi ? Je veux dire… tu viens d’où. C’est quoi ton histoire. Tu n’es pas obligé de m’en parler si tu ne veux pas. »  De toute manière, je ne devrais même pas m’y intéresser. « C’est normal si tu ne me fais pas confiance. »


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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Lun 2 Sep - 17:10


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« Je ne sais pas vraiment… peut-être. Tu m'aiderais à choisir? » Tu as penché la tête en souriant. « C’est pas comme une couleur de cheveux ou une robe de soirée .. »Tu l’as murmuré, amusé. Tu imagines qu’elle plaisantait. Mais peut-être qu’un jour naîtrait en elle une idée de ce genre. On ne sait jamais. Alors tu interroges, encore un peu. Tu lui chantes les questions qui te strient le cerveau. Des choses qui t’aideraient peut-être un peu mieux à comprendre ses maux. Soupir de la demoiselle, sa main passe sur sa joue. « On s’habitue. Ça c’est ce que j’aimerai pouvoir te dire. Dans mon cas on n’y arrive pas. Alors on relativise, on se trouve des instants de libertés. Et on se dit que cette fausse liberté vaut bien quelques coups. T’apprends à ne pas regarder en bas de chez toi… » Tu fronces un instant les sourcils. Intrigué, peut-être. Cherchant à trouver dans ses phrases les mots cachés. « Les coups n’apportent pas toujours la liberté, tu sais. Parfois pas même une fausse impression. Simplement cette sensation que, quoi qu’il arrive, on ne pourra rien y changer. De la répression pour les plus révoltés. »

« Quand tu rentres le soir tu retrouves ta liberté. Tu pourrais venir m’assassiner si tu le voulais, tu serais totalement libre après. Tu pourrais te tirer aller où tu veux si j’étais plus là. » Tu as ri, amer. Ta tête s’est secouée. Tu as à peine eu le temps d’ouvrir la bouche que la sonnette retentissait dans la maisonnée. Maddy fut plus rapide que toi pour se lever. Tu es resté redressé, un instant. Conscient que ce n’était pas à elle de s’acquitter de cette tâche. Mais quelle importance, au final. Elle est revenue aussi soudainement qu’elle était partie, déposant le carton sur la table basse, et s’installant à nouveau à tes côtés. Tu as reposé ton dos contre le dossier du canapé. Tu as murmuré un merci. Merci pour l’humanité qui l’habitait. « Mais quitte à vivre dans cette enfer, je suis heureuse que ça soit en ta compagnie. » Tu as doucement souri. « Pour en revenir à tout à l’heure … Je pourrais venir te planter si je voulais, mais que je sois citoyen ou Humain, le résultat serait plus ou moins le même. J’irai en prison, Maddy. » Tu l’as observée, un instant. Souriant. Juste avant de perdre à nouveau ton regard dans la pièce. « Puis tu sais … Je suis pas vraiment libre quand je rentre. Simplement plus chez toi. Tu pourrais m’appeler à trois heures du matin, je viendrais. Que ça me plaise ou pas. Parce que je n’ai pas le choix. Parce que je suis juste à toi. » Tu as à nouveau glisser ta cigarette entre tes lèvres. Pour en tirer une longue bouffée.

« Et toi ? Je veux dire… tu viens d’où. C’est quoi ton histoire. Tu n’es pas obligé de m’en parler si tu ne veux pas. » Tu as tourné la tête vers elle, intrigué. Si elle pose la question, peut-être que ça l’intéresse vraiment. Qu’elle y trouvait une quelconque importance. Probablement. « C’est normal si tu ne me fais pas confiance. » Tu as secoué la tête. « Non, c’est pas ça. Je pense même que quelque part, je crois en toi. Pas uniquement parce que tu ne me maltraites pas, mais parce que j’imagine que ça fait du bien d’avoir confiance en quelqu’un, parfois. Cela dit … J’pense pas que ce soit une jolie histoire. » Mais cependant, tu imagines que tu lui conteras. Parce qu’elle te l’a demandé. Et que même si tu n’étais pas obligé, qu’est-ce qui t’empêchait de lui raconter ? Ta fierté ? Le regard qu’elle porterait sur toi après ça ? Probablement. Peut-être que ça pourrait être ça. « J’vois pas comment commencer. C’est bizarre de raconter, d’un côté. Mais … Si tu veux, pour commencer, on avait monté un groupe, avec un pote. A Brisbane. J’jouais de la basse, il faisait de la guitare. On chantait. On a trouvé un batteur, ‘fin tout ça. J’y tenais vraiment, tu sais. On s’disait qu’on irait au Warped, qu’on ferait le tour du monde. Juste pour partager des chansons. Mais j’ai foiré tout ça. Tout seul. En fumant trop, en buvant trop, en m’droguant trop. En me rendant, au final, insuffisant. Incapable et incertain mentalement et physiquement. Mais peut-être que si je l’avais écouté, j’en serais pas là. Peut-être que je serais sur une scène, quelque part aux USA. Fier de moi. Mais j’me suis tellement noyé à vouloir échapper à mon père et tout ce qui m’entourait que j’en suis arrivé là. Et qu’en cherchant la liberté j’ai réussi à me damner. » Tu as doucement soupiré. C’est plus ou moins ce que tu avais raconté à Merlin, une fois. Entre tes larmes. Avec lui dans tes bras. Sans que tu comprennes ce qui t’avait mené là. « C’est pas bien glorieux, quoi … » Tu n’oses pas tourner la tête. Parce que tes mots avaient peut-être changé son regard sur toi. Parce que quelque part, croiser son regard maintenant n’était pas quelque chose que tu désirais ardemment. « C’était loin de ce que tu imaginais .. ? » que tu as doucement murmuré. Et silencieusement, tu as glissé une main sur l’un de tes bras tatoués. Comme si ça allait te réconforter.

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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Jeu 5 Sep - 18:23

il y a pas grande différence entre esclave et prisonnier

En fait t’es contente qu’il te fasse confiance, tu ne sais pas pourquoi mais tu apprécie qu’il te le dise. Car quelque part c’est ce que tu as toujours voulu. Que cette relation qui vous unis ne soit pas simplement celle du maître et de l’esclave. T’aime le son de sa voix, elle sait se faire lente et grave comme un bourdonnement agréable. Puis finalement tu te dis qu’il faut que tu lui répondes. Que tu lui dises que tu ne vois pas les choses comme ça et que tu ne le considère pas comme à toi-même si c’est ce que disent les papiers. « Tu n’es pas à moi. Tu es à toi. Et à toi seul. Parce que tes pensées et tes idées ne m’appartiennent pas. Tu es à moi physiquement, même si ça ne me plait pas plus qu’à toi je pense. Mais tu restes totalement libre de ta pensée. »

Puis tu écoutes son histoire, cette vie qu’il te compte. « Non, c’est pas ça. Je pense même que quelque part, je crois en toi. Pas uniquement parce que tu ne me maltraites pas, mais parce que j’imagine que ça fait du bien d’avoir confiance en quelqu’un, parfois. Cela dit … J’pense pas que ce soit une jolie histoire. »  Ça te fais sourire, tu es heureuse qu’il pense ça de toi ? Tu es heureuse que ça soit à toi qu’il accorde cette confiance alors qu’à sa place tu ne sais pas ce que tu aurais fait.  Il a le regard perdu vers un endroit qui te semble lointain, ses amis ? Ses souvenirs ? Tu ne cherches pas à savoir où il regarde à vrai dire.  « J’vois pas comment commencer. C’est bizarre de raconter, d’un côté. Mais … Si tu veux, pour commencer, on avait monté un groupe, avec un pote. A Brisbane. J’jouais de la basse, il faisait de la guitare. On chantait. On a trouvé un batteur, ‘fin tout ça. J’y tenais vraiment, tu sais. On s’disait qu’on irait au Warped, qu’on ferait le tour du monde. Juste pour partager des chansons. Mais j’ai foiré tout ça. Tout seul. En fumant trop, en buvant trop, en m’droguant trop. En me rendant, au final, insuffisant. Incapable et incertain mentalement et physiquement. Mais peut-être que si je l’avais écouté, j’en serais pas là. Peut-être que je serais sur une scène, quelque part aux USA. Fier de moi. Mais j’me suis tellement noyé à vouloir échapper à mon père et tout ce qui m’entourait que j’en suis arrivé là. Et qu’en cherchant la liberté j’ai réussi à me damner. » Tu entends son soupire et tu t’en veux un peu en fait de lui avoir posé la question mais étrangement tu l’envie. Tu envie sa vie à lui alors que la tiennes pourrait ne manquer de rien. De rien sauf de couleurs et c’est tout ce qu’à cette histoire. As-tu déjà eus des projets comme ceux-ci un jour dans ta vie ? As-tu eus des regrets ? Peut-être celui d’avoir refusé de prendre l’avion avec ton frère  jour où il est partit.  « Ce n’est pas bien glorieux, quoi … » Sa voix te fais sursauter car l’espace d’une seconde tu t’étais retrouvé ailleurs. Tu ne pensais plus à lui. Tu le regardes mais Lachlan semble ne pas vouloir croiser ton regard. Il touche ses tatouages, ces souvenirs encrés dans sa peau. A-t-il peur que tu ais changé de regard sur lui ?

En fait c’est vrai, tu ne le vois plus comme avant. Tu le vois différemment car après ce qu’il t’a confié tu te sens plus proche de lui. « Au moins tu as quelque chose à raconter, un regret, une ambition éteinte. Tu sais ce que tu as été et ce que tu aurais pu être. Tu n’as peut-être pas ma vie, tu vas peut-être me trouver égoïste quand tu vois tout ce que je possède, mais les biens ostentatoires n’ont jamais eus la valeur de l’ambition. » Tu soupires et tu regard la pizza qui refroidit dans son carton en continuant ton discours. « Ma vie n’a pas de couleurs, je passe mon temps à fuir une société de laquelle je suis prisonnière, à faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas. Je me conforme, je mets mes ambitions de côté pour poursuivre une vie qui ressemble plus à une morte lente et pénible. Mais finalement c’est peut-être ça la punition de la vanité. Passer ta vie seul à mourir emprisonné dans un univers qui t’es trop inconnu » En fait tu es jalouse de ses rêves, tu es jalouse de ces choses qui lui paraissent un échec. Mais tu l’envie car toi tu n’as jamais eus cette sensation de ne pouvoir en vouloir qu’à toi-même. Car au fond tu n’as jamais pris de risques. « Tu as plus profité de ta vie en faisant toutes ces choses que tu regrettes que moi en restant une fille bien sage. J’ai vingt-et-un an et mis à part le champagne et la cigarette occasionnel avec toi je n’ai jamais goûté à aucune des ces choses. La drogue, le sexe et tout ce que tu qualifies comme étant ce qui a ruiné ta vie, ce qui fais qu’aujourd’hui tu es là assis sur ce canapé à écoute la gosse de riche qui se lamente sur sa vie dans une villa, moi je ne peux même pas les avoirs pour me plaindre. Je n’ai pas de raisons. Tu as un passé,  tu l’as écris toi-même. On a choisis pour moi. » Tu en trembles presque car au fond dire tout ça, tu ne sais pas si tu pouvais le dire. Tu ne sais pas s’il te prendra pour une fille odieuse et égoïste.



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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Ven 6 Sep - 20:39


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« Tu n’es pas à moi. Tu es à toi. Et à toi seul. Parce que tes pensées et tes idées ne m’appartiennent pas. Tu es à moi physiquement, même si ça ne me plait pas plus qu’à toi je pense. Mais tu restes totalement libre de ta pensée. » Tu as haussé les épaules. C’était probablement une chance que tu avais avec elle. Ta liberté de penser. Celle que tu ne pouvais plus toujours témoigner. Celle que beaucoup trop gardaient cachée. Et peut-être qu’autrement, le monde aurait déjà changé. Alors tu contes. Tu racontes ce qu’elle t’a demandé. Et tu t’es tu, sans savoir quoi ajouter. En quête de mots nouveaux. Tu tentes d’extirper les phrases qui se mélangent dans ta gorge serrée. A tes derniers mots, lâchés dans le silence complet, tu sens son léger sursaut. Ça aurait pu t’arracher un sourire. Mais tu es ailleurs. Tu regrettes. Bien trop, peut-être. Beaucoup trop pour soigner tes maux. « Au moins tu as quelque chose à raconter, un regret, une ambition éteinte. Tu sais ce que tu as été et ce que tu aurais pu être. Tu n’as peut-être pas ma vie, tu vas peut-être me trouver égoïste quand tu vois tout ce que je possède, mais les biens ostentatoires n’ont jamais eu la valeur de l’ambition. » Elle a soupiré, alors que tu acquiesçais lentement. Pas que tu la trouvais égoïste, non. Mais la compagnie était souvent la meilleure chose qui permettait d’évoluer. Une compagnie que tu te devais de lui apporter. Et finalement, ce n’était pas ce qui te dérangeait le plus, dans cette affaire. Loin de là, probablement. « Ma vie n’a pas de couleurs, je passe mon temps à fuir une société de laquelle je suis prisonnière, à faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas. Je me conforme, je mets mes ambitions de côté pour poursuivre une vie qui ressemble plus à une mort lente et pénible. Mais finalement c’est peut-être ça la punition de la vanité. Passer ta vie seul à mourir emprisonné dans un univers qui t’es trop inconnu. » Tu n’ajoutes rien. Pas encore. Tu cherches tes mots. Tu cherches comment traduire toutes les choses qui se bousculent en toi. Et tu aimerais bien. Tu aimerais bien savoir quoi dire dans ces moments-là. « Tu as plus profité de ta vie en faisant toutes ces choses que tu regrettes que moi en restant une fille bien sage. J’ai vingt-et-un ans et mis à part le champagne et la cigarette occasionnels avec toi je n’ai jamais goûté à aucune de ces choses. La drogue, le sexe et tout ce que tu qualifies comme étant ce qui a ruiné ta vie, ce qui fait qu’aujourd’hui tu es là assis sur ce canapé à écouter la gosse de riche qui se lamente sur sa vie dans une villa, moi je ne peux même pas les avoir pour me plaindre. Je n’ai pas de raison. Tu as un passé,  tu l’as écrit toi-même. On a choisi pour moi. » Tu as tourné le regard vers elle, un instant. Attrapant du coin de l’œil ses formes qui te semblaient floues, sur le coup.

« Peut-être que le souci est là, justement. Nous avons peur. Peur de ce qu’il pourrait arriver si les choses se déroulaient ne serait-ce qu’une seule fois autrement. On s’invente des conventions sociales pour essayer de donner un sens à ce que nous vivons. On tourne dans une spirale sans fin, où le but même de l’Homme est de s’enrichir un peu plus. Quitte à s’appuyer sur les autres, quitte à les noyer dans le besoin. Mais il n’y en a que trop peu qui préfèrent murmurer des mots. Des mots que nous avons tous besoin d’entendre, tous autant que nous sommes. Il y a ceux qui osent les gestes délicats. Parfois. » Tu l’observes un instant. Léger sourire dans le fond de ta voix. Parce qu’elle ne méritait pas ta haine. Parce qu’elle n’était pas comme les autres. Vraiment pas. « Mais tu sais, c’est justement cette chose-là qu’il y a de bien chez toi. Tu as le courage, - que beaucoup n’ont pas, d’ailleurs - d’observer et d’avouer ce regard que tu portes sur toi. Mais malgré tout … Je suis certain que ta vie n’a pas été aussi plate que ça, n’est-ce pas ? Il y a tous ces secrets. Toutes ces choses qui ont fait que tu es telle que tu es, là, devant moi. Tous ces éléments qui ont forgé ton caractère au fil du temps. Ce n’est pas rien, j’en suis certain. » Tu lui as souri à nouveau. Oubliant un instant ton malaise au songe de ton passé. Tu ne devais te retourner que pour tirer leçon du passé. Pas pour t’y enfoncer. Voilà l’idéologie d’idée que tu devrais appliquer. « S’ils ont décidé de ton passé, peut-être ne devrais-tu pas les laisser entraver ton présent. Peut-être que tu ne devrais pas laisser ton futur à leur portée. Peut-être est-ce justement le moment pour essayer d’accomplir toutes les choses qui t’ont un jour traversée l’esprit. Ou presque toutes, dirons-nous. En fonction de la nature de celles-ci. Essayons de nous échapper, si c’est ce qui te plait. » Tes yeux vagabondent. Partout dans ce froid salon. Et si tu avais été à sa place, qu’est-ce qu’il te serait arrivé ? Tu ne sais pas. Peut-être qu’en mélangeant ta vie et celle-là, tu aurais encore fini dans les bas-fonds. Tu ne sais pas. Et tu ne veux pas savoir, cette vie-là n’est pas à toi. Elle ne t’appartient pas. « Dressons une liste. Oublie les règles et les lois, ne t’arrête pas aux conventions. Et inscrivons tout ce que nous aimerions voir, avant de nous laisser envahir par nos démons. »

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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Sam 28 Sep - 14:10

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Tu as longtemps cherché, comme plongé dans le brouillard. Tu as cherché cette lumière indiquant la sortie, tu y es allée à tarton cherchant bien en peine l’échappatoire. Tu t’es toujours sentis prisonnière dans ce monde qui n’était pas vraiment le tiens, tu as toujours sentit ce poids  et ta plus grand erreur peut être est celle d’avoir cru que tu y arriverais seule. Seule à trouver cette sortie que tu désires. Tu débites tes paroles comme une cassette enregistré, comme si tu les avais apprises par cœur. En fait tu les connais par cœur. Tu n’as juste jamais eus cette occasion d’en parler à quelqu’un. A qui ? Puis Lachlan est entré dans ta vie et il t’as offert cette échappatoire et là tu te met à lui parler de ces choses qui te hante. Puis tu t’es tus car finalement tu n’avais rien d’autre à ajouté à ce long discours que tu venais de lui offrir. Tu n’as plus rien dis. Tu l’as sentit bouger mais tu es restée de marbre a regarder votre déjeuné qui refroidis.  « Peut-être que le souci est là, justement. Nous avons peur. Peur de ce qu’il pourrait arriver si les choses se déroulaient ne serait-ce qu’une seule fois autrement. On s’invente des conventions sociales pour essayer de donner un sens à ce que nous vivons. On tourne dans une spirale sans fin, où le but même de l’Homme est de s’enrichir un peu plus. Quitte à s’appuyer sur les autres, quitte à les noyer dans le besoin. Mais il n’y en a que trop peu qui préfèrent murmurer des mots. Des mots que nous avons tous besoin d’entendre, tous autant que nous sommes. Il y a ceux qui osent les gestes délicats. Parfois. » Tu ne retiens pas le sourire sur tes lèvres car le fond de sa voix rigole et tu aimes bien ça. Tu crois au destin, que Lachlan et toi deviez vous rencontrer un jour ou l’autre. Tu aurais préféré d’autres conditions mais il te comprend alors tu les acceptes. Evidemment c’est étrange comme situation. D’autres pourrais avoir peur. Mais lui ose critiquer avec toi ce système d’esclavage.  « Mais tu sais, c’est justement cette chose-là qu’il y a de bien chez toi. Tu as le courage, - que beaucoup n’ont pas, d’ailleurs - d’observer et d’avouer ce regard que tu portes sur toi. Mais malgré tout … Je suis certain que ta vie n’a pas été aussi plate que ça, n’est-ce pas ? Il y a tous ces secrets. Toutes ces choses qui ont fait que tu es telle que tu es, là, devant moi. Tous ces éléments qui ont forgé ton caractère au fil du temps. Ce n’est pas rien, j’en suis certain. »

Tu l’as regardé un sourire sur les lèvres. Tu étais heureuse qu’l pense ça de toi, tu étais heureuse qu’il te voit comme ça. Tu étais heureuse qu’il soit là. Pourtant tu n’as rien dis de plus mais ce sourire voulait dire d’autant plus à tes yeux. « S’ils ont décidé de ton passé, peut-être ne devrais-tu pas les laisser entraver ton présent. Peut-être que tu ne devrais pas laisser ton futur à leur portée. Peut-être est-ce justement le moment pour essayer d’accomplir toutes les choses qui t’ont un jour traversée l’esprit. Ou presque toutes, dirons-nous. En fonction de la nature de celles-ci. Essayons de nous échapper, si c’est ce qui te plait. » Ses paroles te rassurent plus que tout ce que tu as pu entendre. Et étrangement, même si tu avais bien songé à toutes ces choses tu n’aurais jamais trouvé quelqu’un pour t’accompagner dans ces conneries qui te passent par la tête. Car les gens deviennent étrangers quand il faut briser les règles.  « Dressons une liste. Oublie les règles et les lois, ne t’arrête pas aux conventions. Et inscrivons tout ce que nous aimerions voir, avant de nous laisser envahir par nos démons. » Tu souris à l’évocation de cette liste car petite tu en faisais des milliers, une mauvaise habitude qui t’es passé depuis. Tu rêvais de faire le tour du monde, de rencontrer une sirène mais tout tes rêves se sont envolés rapidement. Evidemment tu sais que tu ne rencontreras jamais de licorne ou de sirène à présent mais le tour du monde est encore envisageable. Tu souris au jeune homme à tes côtés. Car tu ne sauras jamais lui dire assez merci.

« La première chose que je veux faire c’est manger cette pizza avant qu’elle ne refroidisse » Tu prends le couteau et coupe la pizza en quatre et croque dans une part avant de la reposer. Elle est presque froide à présent mais tu t’en fiche. Puis tu attrapes un calepin qui traine et un stylo afin d’écrire. Tu avales la bouchée de pizza avec un sourire. « On écrit quelque chose chacun notre tour. Il n’y as pas de raison qu’il n’y ai que moi qui puisse réaliser mes rêves. »
Tu prends le stylo et inscris ta première envie Faire un grand feu sur la plage.


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MessageSujet: Re: when we are just together, all is different (LACHLAN) Dim 6 Oct - 12:41


when i've been down in the dirt.

Ses sourires se reproduisent sur tes lèvres. Tu aimes entendre ses mots. Des mots que vous pouvez vous partager. Tu aimes repousser les frontières, faire semblant d’abattre les barrières du monde. Tu aimes cette sensation de liberté factice. Comme si elle allait parvenir à réellement vous posséder. « La première chose que je veux faire c’est manger cette pizza avant qu’elle ne refroidisse. » Tu ris doucement. C’était probablement trop tard, de toute façon. Plus réactive que toi, elle avait pris le couteau, et s’était mise à découper quatre parts dans la pizza. Tu t’es saisi d’un morceau, après elle. Tu as croqué dans la pâte froide, alors que tu l’observais se saisir d’un stylo et d’un carnet. « On écrit quelque chose chacun notre tour. Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que moi qui puisse réaliser mes rêves. » Tu as un instant haussé les épaules. Pas moins touché, pourtant. Voir qu’elle tenait un minimum à toi ne pouvait que te rassurer. La rendre plus humaine qu’elle ne l’était déjà. Ou peut-être que non, justement. Peut-être que, si elle était si différente de vos semblables, c’est qu’elle ne l’était pas. Peut-être que l’égoïsme appartenait à l’humanité. Et peut-être que la bonté était ce que cette dernière ne possédait pas. Dans un monde où la puissance est maîtresse, il ne semble guère bon de regarder après soi.

Elle avait pris le stylo, pour orner la page de ses premiers mots. Attentif, tu as observé les lettres qui, doucement, se sont tracées. Faire un grand feu sur la plage. Tu as doucement souri. La beauté des flammes, les flammes bleutées du bois séché, le souffle du vent, l’air iodé. Tu as à ton tour calé ta pizza entre tes dents, avant de t’emparer du crayon. Aller au Warped tour. Rêve d’enfant. Tu ne peux pourtant cesser d’espérer. Alors, après quelques secondes de réflexion, tu as finalement tiré un léger trait vertical au début de ta phrase. Jouer. Nouveau mot qu’écrivent tes mains tatouées. Tu observes un instant ton écriture légèrement hachée. Penchée. Pourquoi ne pas essayer. Pourquoi ne pas te laisser emporter par tes idées. Tu reposes le stylo, le laissant à sa disposition. Tu grignotes un morceau. « Faut se laisser rêver … » que tu as doucement chuchoté. Comme si tes pensées représentaient l’inaccessible. Peut-être, tu n’en as aucune idée. Tu ne te laisseras pas démoraliser. Et tu oses espérer que la réalité ne parviendra jamais à te rattraper.

« Toutefois, avec un peu de bonne volonté, rien n’est impossible, n’est-ce pas ? Je suis certain que, si on le désire suffisamment fort et qu’on s’en donne les moyens, chacune des choses inscrites sur ce morceau de papier sera réalisée. Dans un futur disons … plus ou moins proche. » Tu souris doucement. Peut-être que tu avais besoin de te rassurer. De te dire que tu avais toujours le droit d’espérer. Malgré ton actuelle condition, malgré les lois entravantes qu’avec elle, elle entraînait. Peut-être que c’était cette étrange sensation qui t’amenait à te dire qu’il te faudrait peut-être te recroqueviller sur le canapé. Enfant perdu. Soudainement mis à nu. Voilà que tu lui contais tes secrets, uniquement parce qu’elle te le demandait. Mais qui sait. Peut-être que ça te servirait. Peut-être que c’est en se débarrassant des ancres qui vous entravent tous les deux que vous pourrez, au mieux, affronter la mer déchaînée et sans pitié qu’est cette société.

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